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France : la série d'incendies criminels dans l'agglomération dijonnaise provoque l'exaspération

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Blason de la ville de Dijon

Publié le 15 juin 2007
À la suite des incendies d'une douzaine de véhicules dans la nuit de mardi à mercredi sur Dijon, c'est le ras-le-bol de la population et de ses élus. Le Bien Public consacre une page entière sur ce phénomène et tente d'en apporter des explications. L'incendie de véhicules serait un sport national français : les autres pays européens ne seraient pas touchés par ce phénomène.

Des causes multiples

Selon le quotidien bourguignon, les causes sont multiples : « Vengeance entre petits voyous ou bandes rivales, punition ou avertissement pour des dettes de drogue, intimidation de témoins potentiels, escroquerie à l'assurance, cette dernière arrivant en tête. »

Pour ce dernier cas, la recette est fort simple : l'individu achète un véhicule dans une casse située dans un département voisin pour 150 €, pour l'assurer et l'incendier. L'escroc touchera 1 500 € de son assurance. Le bénéfice net, en comptant la rémunération des « intermédiaires », est de 1 000 €. Cette pratique est fort connue des services de police et des assurances. Selon les syndicats de policiers, ceci couvrirait près de 20 % des incendies volontaires.

Les risques d'une condamnation pénale sont faibles si l'on considère que les incendies détruisent non seulement le véhicule, mais également certaines preuves.

Une exaspération générale

François Rebsamen

Pour en revenir à ce fait divers dans le quartier de la Fontaine-d'Ouche, la population est plus qu'exaspérée face cette situation. Certains ont même décidé de quitter le quartier de la Fontaine-d'Ouche où se sont déroulés les faits. Plusieurs habitants ont été même incommodés chez eux, les obligeant à sortir.

Le premier magistrat de la ville de Dijon, François Rebsamen, a manifesté son indignation. Selon les propos recueillis par Le Bien Public, il a notamment déclaré : « Tout le monde connaît ceux qui ont fait ça. Tout le monde sait pourquoi ça s'est passé. Il y a quelqu'un qui dépose plainte pour une agression. Des jeunes sont arrêtés. Ils sont relâchés, quelques heures après les voitures brûlent ! C'est proprement inadmissible ! Ceux qui ont le courage de déposer plainte, on ne les protège pas. » toujours à l'intéressé d'interroger le Procureur de la République sur les affaires précédentes pour en conclure : « sans suite, c'est l'impunité. Et l'impunité, ça n'est plus l'État de droit… ». Il a ajouté que « Laisser deux ou trois familles que tout le monde connaît pourrir la vie d'un quartier, c'est inadmissible ! »

Le maire ne décolère pas. Il pointe du doigt les sous-effectifs dramatiques de la police nationale. La vidéo-surveillance ? La police n'aurait pas « les effectifs suffisants pour en assurer la suite », a-t-il conclu.

Voir aussi

Sources

  • ((fr)) – Gilles Dupont, J.B.« Après l'incendie de 12 véhicules à la Fontaine d'Ouche. ». Le Bien public, page 2, 15 juin 2007.