Crise de la pêche : la France n'est pas maître du jeu

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27 mai 2008. – Bien que très divisés, les pêcheurs continuent leur mouvement de grève. Ils visent désormais une européisation du conflit. Selon l'agence Reuters, ils « revendiquent ainsi un prix du gazole unifié au niveau européen et “une gestion raisonnable des quotas”. ».

Bien qu'ayant promis plusieurs aides ou infléchissements fiscaux, Nicolas Sarkozy n'est pas maître du jeu. Ainsi, il doit obtenir l'aval, tantôt de la Commission européenne pour les aides, tantôt l'accord de ses partenaires européen en matière fiscale.

Tout le monde a en mémoire l'échec de Jacques Chirac de baisser la TVA, à 5,5 %, sur les prix à la restauration lors de son second mandat présidentiel. Quelques partenaires européens ont suffi de faire capoter le projet.

Ainsi, Nicolas Sarkozy se trouve donc, comme son prédécesseur, pieds et poings liés. L'obtention de l'assentiment des institutions européennes demeure donc la condition sine qua non pour respecter ses engagements. D'ores et déjà, sa proposition tendant à « réfléchir à une stabilisation du niveau de la TVA sur les produits pétroliers »[1] rencontrerait un « certain septicisme » au sein de la Commission européenne.

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