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Indignation aux États-Unis après la mort d'un homme afro-américain à la suite d'une arrestation par des policiers blancs

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Le mémorial improvisé sur le lieu de la mort.
Manifestant avec un panneau « Justice pour George Floyd ».
Les protestants avec un panneau « Les vies noires comptent » (Black Lives Matter) et « Il ne pouvait pas respirer » (He could not breathe).

Le FBI et les autorités du Minnesota enquêtent sur la mort d'un homme afro-américain après une arrestation par des policiers blancs. L'arrestation a été filmée[1] à Minneapolis par des passants où l'homme arrêté, George Floyd, est maintenu au sol par un genou sur le cou pendant plusieurs minutes. Alors que l'homme crie aux policiers : « Je n'arrive pas à respirer. »

Publié le 28 mai 2020
Les policiers sont arrivés à la suite d'un rapport qu'un homme à l'intérieur d'un véhicule qui « est apparu sous l'influence de drogues » et qu'il a, selon les autorités, résisté à l'arrestation. Celle-ci a été filmée par plusieurs témoins où l'on voit George Floyd maintenu de force au sol par un genou sur son cou pendant plusieurs minutes. Les témoins demandent à plusieurs reprises au policier de se lever et de libérer M. Floyd. Après quelques minutes, le corps de Floyd devient sans défense et ses yeux se ferment.

Le policier continue de garder son genou sur le cou, et certaines personnes présentes l'accusent d'être un « meurtrier », tandis que d'autres soulignent que Floyd ne bouge plus et lui demandent de se lever et de l'aider. La vidéo montre également un deuxième policier, qui veille sur les témoins, les empêchant d'aider Floyd. Darnella Frazier, une témoin, a déclaré que « la police l'a tué, l'a tué là, devant tout le monde, alors qu'il criait "Je ne peux pas respirer" ». Peu de temps après, elle publie la vidéo sur Facebook. « Quand je suis passé, il était déjà à terre, les policiers l'ont bloqué et il a crié, mais ils ne l'ont pas écouté. Sa tête était tellement écrasée sur le sol que du sang coulait de son nez », décrit la témoin.

Condamnation du maire de Minneapolis

« Être Noir aux États-Unis ne devrait pas être une condamnation à mort », a expliqué Jacob Frey, le maire de Minneapolis. Les quatre policiers ont été limogés ; le maire estime que « c'était la bonne décision » à prendre. Les policiers ont été laissés en liberté, ce qu'a dénoncé le maire : « Pourquoi l'homme qui a tué George Floyd n'est-il pas en prison ? » En affirmant que « si vous ou moi avions fait cela, nous serions en ce moment derrière les barreaux. » Parmi les réactions suite au décès, la famille de M. Floyd a dénoncé un usage « excessif et inhumain » et a pointé du doigt le racisme de la police de Minneapolis. « J'ai la foi et je crois que justice sera rendue », a expliqué, sur la chaîne NBC, sa sœur, Bridgett Floyd.

Le président américain Donald Trump a tweeté : « Mes pensées vont à la famille et aux amis de George. Justice sera rendue ! » Quant à l'ancien vice-président américain et candidat à l'élection présidentielle américaine de 2020, Joe Biden, celui-ci a dit qu'il s'agit d' « un rappel tragique que ce n'est pas un incident isolé, mais qui fait partie d'un cycle d'injustice systématique qui existe encore dans notre pays. » La presse souligne en général que cette affaire rappelle la mort d'Eric Garner à New York en 2014.

Ce drame a provoqué la colère dans la ville, où plusieurs tensions se sont produites avec déjà deux soirées de manifestation.

Notes
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28 mai 2020

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