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France : les moteurs en jeu dans le premier accident de l'A400M

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Les moteurs de l'A400M seraient en cause dans l'accident du 9 mai dernier.
Le moteur de l'A400M est un Europrop TP400-D6. Ici lors du Salon du Bourget 2009.

Publié le 3 juin 2015
L'enquête sur l'accident de l'A400M à Séville avance. Airbus a communiqué sur le fait que trois des quatre moteurs ont subi un « gel de puissance » après le décollage. Aucun autre système de l’avion n’est en cause.

L'enchaînement des causes n'est pas encore complètement déterminé.

La société Airbus a communiqué que trois moteurs ont ainsi subi «  un gel de puissance après le décollage (...), tandis que le quatrième moteur a répondu normalement aux demandes de l'équipage ». Ce point a été confirmé par la CITAAM, la commission militaire en charge de l’enquête en Espagne.

Pour Airbus, quand les pilotes ont « placé la manette des gaz sur « flight idle » [ralenti] pour réduire la puissance, celle-ci a effectivement été réduite mais elle est ensuite restée en ralenti sur les trois moteurs affectés durant le reste du vol, en dépit des tentatives de l'équipage pour récupérer de la puissance ».

Il se peut qu'un logiciel ait été mal installé lors de la phase de prévol, c'est-à-dire après que l'avion ait été produit et avant son premier vol.

Pour le responsable de la stratégie et du marketing du groupe, il s'agit d'un « sérieux problème de qualité dans l'assemblage final ».

Les informations d'El Confidencial qui indiquent que le moteur n'a pas été testé à plein régime au sol ont été démenties par Airbus, qui indique que l'avion a effectué des roulages à grande vitesse le 7 mai, deux jours avant le crash.

Fabrice Brégier, le directeur exécutif d'Airbus, suppose possible « une faiblesse » relative aux procédures de test des avions.


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3 juin 2015

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