Gilets jaunes : samedi 22 décembre 2018

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22 décembre 2018. – Cette 36e journée des « gilets jaunes » du samedi 22 décembre 2018 a été promue sous l’appellation acte VI pour faire suite à l'acte I (samedi 17 novembre), l'acte II (samedi 24 novembre), l'acte III (samedi 1er décembre, l'acte IV (samedi 8 décembre) et l'acte V (samedi 15 décembre). Le mouvement ne s'arrête pas pour autant en semaine en province où le mouvement qui se tasse reste quotidiennement plus suivi qu'à Paris, en France.

Prenant en compte la baisse de mobilisation à Paris la semaine précédente et la volonté des manifestants d'être présent à Paris, le ministère de l'Intérieur a supposé que les manifestants seraient moins motivés pour manifester à Paris ce samedi, et a diminué la sécurisation de la capitale.

Cette journée est encore une réussite pour l’exécutif car elle a baissé à la fois en nombre de personnes impliquées en France, ainsi qu'en blessé. Au total, elle a rassemblé 38 600 manifestants, fait 13 blessés dont 7 parmi les forces de l'ordre, 220 interpellations et 104 gardes à vue.

À Paris, on a compté 2 000 Gilets jaunes, 179 interpellations et 59 gardes à vue (dont quatre mineurs).

En province, les manifestations ont été plus violentes. Il y a eu 13 blessés, 41 interpellations et 45 gardes à vue.

À la suite de l'appel dans les médias sociaux à manifester ce samedi dans Paris et en Province, le ministère à mobilisé dès 4 heures UTC+1 du matin 59 unités de forces mobiles déployées sur toute la France, soit plus de 4 100 CRS et gendarmes mobiles dont 17 unités (1 225 CRS et gendarmes mobiles) à Paris. Les blindés VBRG (véhicules blindés à roues de la gendarmerie) seront prépositionnés en alerte à Paris, Toulouse, Bordeaux et dans les Bouches du Rhône.

Les Gilets jaunes occupent encore 200 ronds-points qui doivent être évacués.

D'après, Jean Petaux, politologue à Sciences Po Bordeaux, ce « sont des antirépublicains », des « noyaux les plus extrémistes et les plus protofascistes ». « Il faut remonter à la guerre d'Algérie pour trouver ces évènements, ça n'a rien à voir avec mai 68 ». « Il y a une convergence entre le brun et le rouge, des mouvements factieux et séditieux ».

Sur BFMTV, la secrétaire d’État à l’Économie et aux finances, Agnès Pannier-Runacher, a affirmé que Bercy a reçu 43 000 demandes de placement en chômage partiel et que le chiffre d’affaires des commerçants a baissé de 2 milliards d’euros avec une moyenne de 25% de manques à gagner et jusqu'à 70% pour les plus touchés depuis le début du mouvement.

Dans le Jdd, face à la « La France en colère » de Eric Drouet « qui veut démolir la démocratie française », Jacline Mouraud, « la modérée », a affirmé vouloir créer son parti « la seule chose envisageable » car elle ne veut pas être sur une liste de La République en marche pour les européennes.

À Paris

Vers 7h00, à Paris, toutes les stations de métro sont ouvertes, exceptées huit stations (George V, Tuileries, Argentine, Franklin D.Roosevelt, Champs-Elysées Clemenceau, Miromesnil, Concorde et Charles-de-Gaulle Etoile). Certaines lignes de bus sont déviées.

Ce matin, aux Champs-Elysées, une vingtaine de Gilets jaunes étaient présents en haut de l’avenue, en face de l’arc de Triomphe. La circulation y était possible, même également place de la Concorde.

Vers 9h00, Eric Drouet, figure des Gilets jaunes, a appelé sur sa page Facebook à un rassemblement au Parvis du Sacré-Cœur à Montmartre.

Vers 9h40, le Parvis du Sacré-Cœur à Montmartre est rempli de 100 à 150 Gilets jaunes.

Vers 10h00, sur les marches du Sacré-Cœur et le parvis, des Gilets jaunes ont entonné l’hymne national.

Vers 10h10, sur les marches du Sacré-Cœur, des Gilets jaunes ont entonné la chanson « La quenelle » de Dieudonné. Un des manifestant a effectué le salut nazi.

Vers 10h15, les agents de l'ordre ont encerclé le Sacré-Cœur de Montmartre. Les agents de l'ordre ont alors demandé aux nombreuses boutiques et restaurants situés en haut de la butte Montmartre, de fermer.

Vers 10h30, au parvis de Montmartre, les CRS ont expulsé les Gilets jaunes. Un cortège de Gilets jaunes commence à descendre vers l'Ouest, prenant la rue Durantin puis revient sur Pigalle, tandis que d'autres prennent vers l'Est, descendant la rue Picard, ND de Lorette, Larochefoucault puis Saint-Lazare.

Alors que Hervé Giacomoni, Gilet jaune de l’Aube descendait la butte Montmartre avec une soixantaine d’autres personnes, les agents de l’ordre les ont conduits à la préfecture de police, avant de les laisser ressortis deux heures après.

Vers 10h45, à Pigalle, plusieurs centaines de manifestants massées sur la place prennent la direction de Clichy tandis que d'autres, direction la Madeleine. Les agents de l'ordre essaient de séparer les manifestants.

Vers 11h30, rue Saint-Lazare, les gendarmes ne sont pas assez nombreux pour bloquer le cortège de Gilets jaunes qui descend la rue Taitbout (IXe arrondissement) puis rue Vignon (IIXe arrondissement).

Vers 11h45, à l'angle de la rue de Sèze et la rue Vignon, les agents de l’ordre tirent des grenades lacrymogènes sur les Gilets jaunes qui ne peuvent plus avancer, ni reculer puisqu'un autre barrage rue Tronchet les prend en étau. Laetitia Dewalle et Éric Drouet sont présent dans la nasse où seule les personnes fouillées peuvent entrer et sortir;

Vers 12h00, la préfecture de police de Paris a recensé 800 manifestants à Paris, regroupés dans le nord de la capitale.

Vers 12h05, sur les Champs-Élysées, la circulation est normale, les cafés et restaurants ont dressé normalement leurs terrasses. La quasi-totalité des magasins a ouvert ses portes. Seule une poignée de Gilets jaunes s’est rassemblée dans la matinée.

Vers 12h10, certains Gilets jaunes sont déjà arrivés dans les quartiers très commerçants de la gare Saint-Lazare et de la Madeleine. Après être arrivé au Louvre, un cortège de Gilets jaunes se dirige vers la place de la Concorde.

Vers 12h15, trois groupes de Gilets jaunes occupent Paris :

  • un rue de Vignon, 150 à 200 Gilets jaunes;
  • un qui marche depuis l’Opéra vers la place de la République;
  • un qui marche depuis la Madeleine vers l’Opéra.

Vers 12h20, le cortège parti pour République s'est dispersé en trois petits groupes :

  • un devant le Louvre;
  • un devant l’Opéra;
  • un devant l'église Saint-Eustache.

Vers 12h40, place de la Concorde, le cortège de Gilets jaunes est arrêté par les agents de l'ordre. D'autres petits groupes circulent ailleurs dans Paris, aux abords de l'Opéra notamment.

Vers 12h45, rue Vignon, un manifestant tente débloquer le barrage policier en aspergeant le cordon de CRS avec un extincteur.

Vers 14h00, un peu moins de 24 000 Gilets jaunes dans toute la France et déjà 30 interpellations, dont 3 gardes à vue, à Paris.

Vers 14h00, une femme Gilet jaune affirme vouloir : « que Macron dégage » et « voir Brigitte à poil sur un tas de palettes !».

Vers 14h15, rue Vignon, selon Laetitia Dewalle, Éric Drouet a été arrêté par une quinzaine de gendarmes qui lui ont sauté dessus : il s’est retrouvé au sol, il a pris des coups et a été « gazé à bout portant » au milieu des manifestants. Eric Drouet a été placé en garde à vue au TGI de Paris pour organisation illicite d'une manifestation, port d'arme prohibé (une matraque), et participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations, avant d'être déféré devant un magistrat du parquet demain dimanche.

Vers 14h20, rue de Rivoli, repoussés par les forces de l’ordre, des manifestants remontent la rue de Rivoli vers l'Hôtel de Ville.

Vers 14h30, rue Vignon, l’attente continue pour les 150 à 200 Gilets jaunes toujours encerclés par les agents de l’ordre.

Vers 14h30, place de la Madeleine, un bus de police passe avec plusieurs personnes interpellées qui cognent à la vitre. « Libérez nos camarades » scandent une poignée de manifestants.

Vers 14h30, des Gilets jaunes traversent le parvis de l'Hôtel de Ville et se dirigent vers le pont d'Arcole. Un barrage policier bloque l'accès à la cathédrale Notre-Dame sur l'Île de la Cité.

Vers 14h45, sur l'Île de la Cité, rue d'Arcole, un autre groupe de manifestants tentent de forcer le barrage des agents de l'ordre pour libérer le passage du pont, mais ils sont repoussés par les grenades lacrymogènes. Les manifestants ralentissent leur recul en constituants des barricades sur la rue avec des trottinettes en libre-service et des grilles de protection d'arbres, qui sont ensuite déblayés par les agents de l’ordre.

Vers 14h55, après avoir tenté de bloquer le rond-point des Champs-Élysées pendant quelques minutes, peu assez nombreux, les Gilets jaunes se placent sur le coté Concorde des Champs.

Vers 15h, à Paris, déjà 65 interpellations dont 4 gardes à vue.

Vers 15h00, rue de Rivoli, repoussés par les grenades lacrymogène des agents de l’ordre, des manifestants remontent vers la Bastille.

Vers 15h02, rue de Lobeau (voie Georges Pompidou) une voiture de la mairie de Paris a été retournée.

Vers 15h05, rue de Rivoli, les manifestants remontent la rue de Rivoli, direction Bastille. Des incidents s’y produisent.

Vers 15h30, déjà 79 interpellations dont 5 gardes à vue.

Vers 15h30, la place de la Bastille est occupée par plusieurs dizaines de Gilets jaunes, mais la circulation n'est pas interrompue.

Vers 15h40, rue Vignon, la nasse est toujours fermée.

Vers 16h, sur tout le territoire français, 23 800 manifestants ont été recensés dont 2000 à Paris.

Vers 16h05, les Champs-Elysées, jusque-là peu fréquentée, de plus en plus de Gilets jaunes arrivent sur l'avenue.

Vers 16h25, Opéra Garnier, plusieurs centaines de Gilets Jaunes convergent vers l'Opéra, les CRS tirent des grenades lacrymogène pour évacuer l’Avenue de l’Opéra. Près de la place, l’Apple store a été fermé quelque temps pour des raisons de sécurité. Les clients y restent cloîtrés.

Vers 16h30, à Paris, 109 interpellations et 7 gardes à vue.

Vers 16h35, 23 800 manifestants dans toute la France.

Vers 16h40, rue Vignon, la nasse est toujours fermée sur 150 Gilets jaunes au bout de 5 heures.

Vers 16h45, gare Saint-Lazare, des Gilets jaunes ont rejoint le parvis et perturbent la circulation.

Vers 16h50, au rond point des Champs Élysées, un petit groupe de Gilets jaunes se rassemble et bloque la voie montante vers l'Arc de Triomphe.

Vers 16h55, déjà 2 000 manifestants dans la capitale, 109 interpellations, dont 7 gardes à vue.

Vers 17h10, la nuit commence à tomber, aux abords de l'Arc de Triomphe, plusieurs centaines de Gilets jaunes se rassemblent sur la place de l’Étoile au milieu des voitures.

Vers 17h15, place de l’Étoile, les Gilets jaunes descendent les Champs-Élysées vers la place de la Concorde. Des camions de CRS en sous effectif ont fait demi-tour et pris la fuite, sous les huées des manifestants et les bruits de pétards.

Vers 17h25, sur l'avenue des Champs-Élysées, en prévision de possibles débordements, les commerçants rangent leurs terrasses et baissent leurs rideaux.

Vers 17h30, aux Champs-Élysées, les agents de l'ordre se positionnent de part et d'autre de l’avenue pour prendre les manifestants en étau. Deux autopompes ont été déployés en amont pour disperser la foule en remontant. La circulation est pour l'instant coupée sur l'avenue.

Vers 17h40, sur les Champs-Élysées, les forces de l'ordre ont commencé l'expulsion les Gilets jaunes par jet de grenades lacrymogènes, sous les yeux des nombreux badauds et touristes présents. Quelques dizaines de Gilets jaunes font face aux deux autopompes à canon à eau qui remontent les Champs.

Vers 17h50, sur les Champs-Élysées, rappelant les voltigeurs dissous en 1986, un groupe de quatre motards de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) ont été attaqués par des manifestants. Pendant qu'un motard ramassait sa moto, un deuxième motard a sorti et pointé son arme vers la foule, tandis qu'un troisième motard a fait tombé sa moto. Moins de trente secondes après que les motards aient fui en abandonnant la seconde moto à terre, des renforts policiers ont expulsé les manifestants présents autour de la moto. Pris en étau, le reste des manifestants s’est dispersé dans les rues adjacentes à l’avenue des Champs-Élysées.

Vers 18h00, à Paris, déjà 142 interpellations et 16 gardes à vue.

Vers 18h00, dans toute la France 38 600 participants ont été recensés dont 2000 personnes à Paris.

Vers 18h05, sur les Champs-Élysées, les Gilets jaunes sont de retour sur la chaussée des Champs-Élysées, occupant de nouveau le milieu de la route. La circulation sur l’avenue a été coupée. Les agents de l'ordre tentent de les expulser de la chaussé vers le trottoir.

Vers 18h20, sur les Champs-Élysées, les forces de l’ordre ont chargé en tirant au LBD, notamment dans la cuisse de Floriane Olivier, ‏une journaliste de France 3 Ile-de-France. "Un tir d'autant plus honteux qu'elle était visible et dans un moment où ces manifestations se déroulaient dans le calme".

Vers 18h35, sur les Champs-Élysées, les véhicules de police ont reculé pour laisser place aux autopompes.

Vers 18h25, sur la chaussée des Champs-Élysées, les grenades lacrymogènes et les autopompes commencent à disperser les Gilets jaunes qui en se retranchant sur le trottoir huent la police. La circulation est réouverte pour quelques minutes.

Vers 18h40, aux Champs-Élysées, les agents de l'ordre commencent à gazer les Gilets jaunes qui restent sur le trottoir. Les manifestants peuvent partir par les rues latérales qui ne sont pas fermées.

Vers 18h45, les Champs-Élysées commencent à être ré-ouvert à la circulation, tandis que les autopompes continuent d'asperger les derniers manifestants. Les CRS ratissent les trottoirs.

Vers 19h00, sur les Champs-Élysées, la circulation a été complétement réouverte aux véhicules, mais sur les trottoirs, on compte encore quelques Gilets jaunes, sous la surveillance des policiers, les passants et les touristes déambulent à nouveau.

Vers 19h10, il n'y a plus de Gilets jaunes sur les Champs-Élysées, des barrages de policiers sont présents dans les rues adjacentes empêchant leur retour sur l'avenue.

Vers 19h30, la préfecture de police de Paris compte 2 000 manifestants dans la capitale, 142 interpellations, et 19 gardes à vue.

Vers 20h05, 220 interpellations sur toute la France, dont 81 gardes à vue.

Vers 20h50, 2 000 manifestants, 179 interpellations et 36 gardes à vue (Préfecture de police de Paris).

Vers 21h, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner a twitté que moins de 39000 manifestants ont été recensés.

En Île-de-France

À Versailles, vers 7h20, sur la rue de Paris, les vans des agents de l'ordre se sont installés attendant l'arrivée de plusieurs centaines, voire « un millier » de manifestants. La rue conduit au château de Versailles qui n'ouvrira pas ce samedi. Plusieurs gares SNCF sont fermées. Tandis qu'une quarantaine de Gilets jaunes sont arrivés dès 7h, vers 9h50, la circulation est rouverte sur l’avenue de Paris, et le préfet des Yvelines a twitté l'ouverture de toutes les gares pour 10h30, notamment Versailles-Chantiers et Versailles Château Rive Gauche. Vers midi, une soixantaine de Gilets jaunes seulement se sont trouvé près de la préfecture au milieu d’un important dispositif policier qui ont quitté les abords du château, laissant un cordon de CRS près des Gilets jaunes.

À Rungis (Essonne), une trentaine de Gilets jaunes ont filtré l'entrée de Thiais.

En région

Cinq préfectures ont été attaquées : Nantes, Tours, Saint-Etienne, Bourg-en-Bresse et Carcassonne ainsi que des mairies, notamment à Nantes ou et Carcassonne.

Aux Arcs-sur-Argens, une voiture qui roulait a vive allure est violemment entrée en choc frontal sur la RN7 en pleine ligne droite contre un premier véhicule avant de percuter des glissières de sécurité sur le côté puis de partir en tonneaux pour finir par être percutée par un second véhicule de type van qui circulait en sens inverse, et qui n’a pu éviter la voiture accidentée, achevant l'automobiliste si il n'était pas déjà mort, à proximité du garage Arcauto, vers 4 heures du matin. Le radar avait été neutralisé le 12 décembre.

À Arras (Pas-de-Calais), dans la nuit de vendredi à samedi, essayant d'entrer dans un centre de camion de transport, une trentaine de Gilets jaunes en ont été empêchés par les gendarmes qui ont fait six interpellations. En fin de journée, en zone commerciale ouest d’Arras, près d’Auchan, les policiers ont procédé à deux interpellations dont celle d'un homme auteur d’un jet de fumigène.

Au Touquet (Pas-de-Calais), essayant de s’approcher de la villa du couple Macron, 80 Gilets jaunes ont été expulsés par les agents de l’ordre.

À Bordeaux (Gironde), 2 600 manifestants à Bordeaux étaient réunis sur la place de la Bourse. Une centaine de Gilets jaunes ont investit la place de la Victoire. Des banques ont été attaquées. Place de la mairie, les agents de l'ordre ont répondu à un jet de fumigène par les canons à eau et des lacrymos, 10 personnes ont été blessés dont 6 agents de l’ordre et 15 personnes ont été interpellé et mises en gardes à vue.

À Caen (Calvados), 500 manifestants se sont rassemblés puis se sont dispersés vers midi, tandis que plusieurs centaines de personnes se sont ensuite rassemblées et ont bloqué le périphérique au sud de Caen.

À Rennes (Bretagne), le blocage de la rocade intérieure par des Gilets jaunes a obligé la police à fermer la bretelle d’accès au centre commercial de Cleunay.

À Nancy, les agents de l'ordre ont utilisé des autopompes pour contenir des centaines de manifestants, au moins cinq personnes ont été interpellées. Trois policiers ont été blessés par des tirs de mortier et une voiture de police municipale a été dégradée.

À Toulouse (Haute-Garonne), on a recensé 2500 manifestants, 3 blessés, 18 personnes interpellées dont homme âgé de 27 ans qui a jeté des fumigènes sur les agents de l'ordre. Une armoire électrique a été incendiée rue Remusat. Les agents de l'ordre ont utilisé deux véhicules blindés et des autopompes à canon à eau.

À Nantes (Loire-Atlantique), les agents de l'ordre ont utilisé des autopompes pour contenir 800 manifestants. Quelques dégradations ont perturbé la circulation des tramways et 5 personnes ont été blessées après des tirs de mortier en direction des forces de l’ordre.

À Nîmes (Gard), les gendarmes ont expulsé les Gilets jaunes des voies ferroviaires à la gare SNCF.

À Lyon (Rhône), le centre commercial Confluence de Lyon a été bloqué par une cinquantaine de Gilets jaunes, tandis que d'autres Gilets jaunes ont tenté d'entrer dans le centre commercial de la Part-Dieu. Place Gabriel Péri à La Guillotière, un homme de 35 ans a été interpellé après avoir jeté un fumigène sur les policiers.

À Saint-Étienne (Auvergne), un millier de Gilets jaunes ont manifesté sans pouvoir passer dans la Grand-rue, bloquée par un cordon de police qu'un groupe de manifestants a tenté de forcer mais sans succès hormis que plusieurs manifestants ont été interpellés et 4 ont été mis en garde-à-vue.

À Amiens (Somme), au ronds-points de Glisy, un agent de l'ordre a blessé une femme à la tête par un tir de flash-ball.

À Rouen (Haute-Normandie), les agents de l'ordre ont affronté 700 manifestants dont 3 qui ont été interpellées.

À Besançon (Doubs), on été recensé plusieurs centaines de manifestants, 13 interpellations dont un maçon de 19 ans, originaire de Grandvillars qui a jeté une bouteille d’acide en direction des agents de l’ordre, qu'une autre manifestante lui avait passé, rue Charles Nodier.

À Lille (Nord), 1 000 Gilets jaunes ont manifesté dans le calme, plusieurs centaines au Havre (Haute-Normandie), 1700 à Tarbes (Hautes-Pyrénées) et 650 à Foix (Ariège).

En France, une vingtaine d'autoroutes ont été perturbées par des Gjs. Sur décision préfectorale, plusieurs échangeurs d'autoroutes sont partiellement ou complètement fermés non loin des points des Gilets jaunes :

  • l'A20 à Aussonne;
  • l'A50 au péage de Bandol;
  • l'A7 à Orange Sud et Bollène;
  • l'A9 à Agde, Narbonne Sud et au péage du Perthus;
  • l'A16 au péage de Saint Omer-Capelle (Nord);
  • l'A41 au péage de Chambéry-Nord à La Motte-Servolex (Savoie);
  • l'A48 au péage de Voreppe (près de Grenoble), les agents de l'ordre ont expulsé 200 à 300 Gilets jaunes dont un qui a été blessé au pied.
  • l'A47, au péage de Saint-Chamond (Loire), deux médias ont été agressés :
    • lors d'une altercation avec une vingtaine de Gilets jaunes, l'un des deux agents de sécurité de BFMTV a eu la main blessé, mais la caméra, endommagée, a été sauvé;
    • deux personnes vêtues de gilets jaunes ont volé le smartphone d'une journaliste de La Tribune-Le Progrès Chamond (Loire). Des Gilets jaunes sont intervenus pour lui rendre l'appareil;

Plusieurs frontières ont été bloqués :

  • entre la France et l’Espagne :
    • sur une bretelle du péage n°43 de l'A9 au Boulou (Pyrénées-Orientales), les gendarmes ont expulsé 500 Gilets jaunes. Deux journalistes de France 2 Montpellier, à savoir Anne Domy et Audrey Guiraud, ont été pourchassées, encerclées et frappées par une foule de manifestants, avant d'être sauvées par un Gilet jaune qui s’est interposé et leur a permis de s’enfuir « sous une pluie d’insultes » : « vendues, vous ne faites que trafiquer la réalité ». Le sous-préfet des Pyrénées-Orientales, Gilles Giuliani, a vu sa voiture caillassée. Dans la rue principale du Boulou, des motards Gilets jaunes, venant de l’Aude, du Gard, de l’Hérault et des Pyrénées-Orientales, se sont rendus devant le domicile d'un des leurs décédé hier soir vendredi près du péage de Perpignan-Sud (n°42) de l'A9;
    • au péage de Biriatou (Pyrénées-Atlantiques) sur l'A63, cent gendarmes ont expulsé à 6h00 les Gilets jaunes qui c'étaient établis dans la nuit;
  • entre l’Italie et la France :
    • au péage de Vintimille (Italie), 200 manifestants qui dès midi ne bloquaient que les camions;
    • au Tunnel du Mont Blanc à Chamonix (Savoie), les agents de l'ordre ont expulsé les cinquante Gilets jaunes positionnés au milieu de la route menant au tunnel. Un manifestant a été interpellé;
  • entre la France et l’Allemagne :
    • au Pont de l’Europe à Strasbourg (Bas-Rhin), les agents de l'ordre ont expulsé une centaine de Gilets jaunes dont sept ont été interpellés tandis que un policier a été blessé; Les manifestants se sont déplacés au Pont de l’Europe à Gambsheim (Bas-Rhin) pour continuer de bloquer la frontière;
  • entre la France et la Belgique :
    • à Bettignies (Nord), les gendarmes et la police belge ont expulsé une centaine de Gilets jaunes;
    • sur les autoroutes A2 et A22, à la frontière belge.
  • entre la France et la Suisse :
    • sur la RN57 à Cluse-et-Mijoux (Doubs), les agents de l'ordre ont expulsé une quarantaine de Gilets jaunes.
À l'étranger

En Belgique, une centaine de Gilets jaunes ont manifesté à Bruxelles, deux personnes ont été arrêtées.

Au Tchad, selon l'article "Macron veut se payer BFM" du Canard enchaîné, le Président Emmanuel Macron, agacé de voir BFM TV servir la « soupe » au Gilets jaunes, aurait dit qu'il envisage d'échanger son canal avec France TV info qui lui est beaucoup plus loyal et parlant de BFM : « à certains moments, des Gilets jaunes y réclamaient ma destitution ou appelaient à l'insurrection, sans jamais être repris par les présentateurs ».

Sources[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

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