Conseil de sécurité de l'ONU : le siège réservé à l'Amérique latine pourrait revenir au Panama

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Drapeau des Nations unies

2 novembre 2006. – Le siège réservé à un pays d'Amérique latine, parmi les 10 membres non permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, pourrait être attribué à un candidat de compromis.

Depuis plusieurs mois, on assistait en effet à une lutte diplomatique entre le Venezuela et le Guatemala, ce dernier pays étant ouvertement soutenu par la diplomatie des États-Unis, notoirement en froid avec le président vénézuélien Hugo Chávez. Divers observateurs pensent d'ailleurs, à tort ou à raison, que les États-Unis ont orchestré, via leurs divers alliés à travers le monde, un tir de barrage contre la candidature vénézuélienne, dont témoignerait le blocage persistant qui semble aujourd'hui en passe de se résoudre.

Deux sièges de membres non permanents sont habituellement réservés à des pays d'Amérique latine, parmi les dix membres non permanents du Conseil de sécurité : l'un est actuellement détenu par la diplomatie péruvienne, avec un mandat venant à échéance le 31 décembre 2007, l'autre, actuellement occupé par un représentant argentin, venant à échéance le 31 décembre 2006.

Le soutien des deux pays rivaux à une candidature de compromis intervient après des conversations tripartites à New York, réunissant Gert Rosenthal, ministre des Affaires étrangères guatémaltèque, Nicolas Maduro, ministre des Affaires étrangères vénézuélien, et Diego Cordovez, représentant de l'Équateur auprès des Nations unies, qui faisait office de médiateur entre les diplomaties rivales.

Les deux ministres des Affaires étrangères ont mis l'accent sur une certaine volonté d'unité de l'Amérique latine, M. Rosenthal (Guatemala) évoquant en filigrane le caractère de « pont » entre l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud, qui caractériserait le Panama, mais aussi le fait que le Panama disposerait d'une bonne image d'un bout à l'autre du continent américain, faisant ainsi allusion à un probable soutien en coulisse de la diplomatie des États-Unis à la candidature du Panama.

M. Maduro (Venezuela) n'a pas été en reste, se disant « heureux d'atteindre ce consensus » et soulignant que le Panama serait « un point de rencontre politique et géographique ».

Le Guatemala et le Venezuela comptent présenter cette candidature de compromis lors d'une réunion des diplomates des 21 pays d'Amérique latine représentés à l'ONU, ce jeudi 3 novembre à New York. Si cette candidature se traduit par un consensus, elle sera présentée aux suffrages de l'Assemblée générale des Nations unies, avec de fortes chances de l'emporter dans la foulée, là où 47 tours de scrutin, depuis le 16 octobre, n'avaient pu départager le Guatemala et le Venezuela jusqu'à présent.

Sources

Sources francophones
Source anglophone