Brésil : réélection du président Luiz Inácio Lula da Silva

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Élection présidentielle brésilienne
29 octobre 2006
Résultats du second tour
Électeurs inscrits 125 913 479 100,00 %
Abstentions 23 915 258 18,99 %
Votants 101 998 221 81,01 %
Suffrages exprimés 95 838 220 93,96 %
Blancs 1 351 448 1,32 %
Nuls 4 808 553 4,71 %
Luiz Inácio Lula da Silva 58 295 242 60,83 %
Geraldo Alckmin 37 543 178 39,17 %
Luiz Inácio Lula da Silva, durant son premier mandat Geraldo Alckmin, le 16 avril 2003
Luiz Inácio Lula da Silva,
durant son premier mandat
Geraldo Alckmin,
le 16 avril 2003
Carte des États remportés par MM. Alckmin et Lula da Silva le 29 octobre 2006
Carte des États remportés, le 29 octobre 2006,
par MM. Alckmin et Lula da Silva
      États remportés par M. Lula da Silva 19 + DF
      États remportés par M. Alckmin 7

1er novembre 2006. – Luiz Inácio Lula da Silva, né en 1945, président du Brésil depuis le 1er janvier 2002, a été réélu président, dimanche 29 octobre 2006, à l'issue du second tour de l'élection présidentielle.

Selon une totalisation provisoire du ministère de l'Intérieur brésilien, publiée le 30 octobre, le président sortant, soutenu par le Parti des travailleurs, dont il est le fondateur, a obtenu 60,83 % des suffrages exprimés, face à son adversaire Geraldo Alckmin, soutenu par le Parti de la social-démocratie brésilienne, crédité de 39,17 % des voix.

Le président réélu a fait une apparition publique, dimanche soir, au cœur de la métropole de São Paulo, et y annoncé notamment que lui et sa majorité parlementaire porteraient leur « attention sur les plus nécessiteux » et que « les pauvres auraient la préférence de son gouvernement ». Il a en outre souligné que son premier mandat aurait mis en place « les fondations » mais que sa majorité et lui-même devaient maintenant « se remettre au travail ».

Son adversaire lui a téléphoné dans la soirée de dimanche, pour le féliciter de sa victoire,

Formellement, le second mandat du président « Lula » devrait commencer le 1er janvier 2007 et s'achever le 1er janvier 2011.

On remarque que le score du président sortant est très voisin, en pourcentage, du score obtenu lors de l'élection présidentielle d'octobre 2002, à l'issue de laquelle il avait été élu par 61,3 % des voix, contre 60,83 % en 2006. On note en outre une relative « érosion » de son électorat dans certains États : en 2002, « Lula » n'avait perdu que dans un État sur 26, tandis que le vote de dimanche l'a vu échouer dans sept États.

Cette apparente stabilité de l'électorat doit être tempérée par la nette défaite du président sortant dans plusieurs de ses « fiefs » historiques, comme l'État de São Paulo ou celui du Rio Grande do Sul, dans lesquels il avait obtenu une majorité confortable d'environ 55 % en 2002 et où son score s'est élevé, dimanche, à 47 et 45 %.

Le président sortant semble toutefois avoir bénéficié d'une sorte de « prime au sortant », puisque, lors du premier tour du 1er octobre 2006, en dehors des suffrages qui s'étaient portés sur six autres candidats non qualifiés pour le second tour (et dont une majorité semblent s'être reportés, ce dimanche, sur sa candidature), « Lula » avait obtenu 46 662 365 voix (soit 48,61 %) et M. Alckmin 39 968 369 voix (41,64 %). Le challenger du président sortant a donc perdu, en quatre semaines, plus de deux millions de voix (soit 2,5 %).

M. Alckmin semble avoir été pénalisé, au niveau national, par une réputation de « technocrate » et de personnage « sans saveur » (là où le président sortant affiche une mine « truculente »), dont témoigne, à titre anecdotique, le sobriquet de « Chuchu » dont il est parfois affublé (par référence à l'une des appellations de la chayote, cucurbitacée réputée un peu fade).

Sources

Sources anglophones
Sources francophones
  • ((fr)) –  « L'évolution de l'électorat de Lula ». NouvelObs.com30 octobre 2006.