Smart France : les salariés disent oui à 56 % au retour des 39 heures

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Smart coupe and cabrio 1.jpg

11 septembre 2015. – Les 800 salariés de l'usine Smart France à Hambach (Moselle), l'établissement où est produit la voiture smart deux places depuis 1997, avec 100.000 véhicule unités produites annuellement, ont voté vendredi 11 septembre pour un plan proposé par la direction du groupe automobile allemand Daimler qui consiste à revenir provisoirement aux 39 heures, en échange d'un maintien de l'emploi jusqu'en 2020. 56 % des salariés se sont montrés favorables.

Alors que le débat sur la réforme du droit du travail s'intensifie en France. Les salariés de Smart sont invités à dire « oui » ou « non » à l'accord proposé par la direction du groupe. La question posée : « Etes-vous pour le retour au 39 heures hebdomadaire, payés 37 heures entre 2016 et 2019, en échange du maintien de votre emploi jusqu’en 2020 ? » implique de fait une diminution du salaire horaire.

Comme le souligne le journal lutte ouvrière, l'augmentation des horaires de 35 à 39 heures pourrait dans certains cas conduire à une rémunération de 5,19 euros de l'heure, inférieure au salaire mimimun interprofessionnel Cependant, d'après la direction de la société, cela revient à augmenter le temps de travail de 12 % en n’augmentant les salaires que de 6 %.

La consultation a concerné 800 salariés et a connu un taux de participation de 93,3%, l'abstention est donc inférieure à 7%! Les syndicats de salariés considèrent que cette consultation a clivé les salariés. Néanmoins, un fossé s'est creusé entre les différentes catégorie de salariés. Le « oui » est majoritaire chez les 385 cadres, employés, techniciens et agents de maîtrise consultés avec 74 % de oui. Cependant les ouvriers votants n'ont été que 39 % à répondre favorablement à un passage à 39 heures de travail.

catégorie consultés/exprimés     oui     non
cadres, employés, techniciens et agents de maîtrise    385 74% 26%
ouvriers 367 39% 61%

« Avec cette consultation, la direction a créé deux clans dans l'usine, il faudra trouver une solution pour que les salariés de ce site ne s'entre-déchirent pas », a annoncé Gilles Hemmerling, président de la CFE-CGC en Lorraine. La direction du groupe se félicite de l'issue favorable du vote : « Ce résultat confirme l'engagement de ses coéquipiers en faveur de l'usine de Hambach ».

Toutefois, aucun accord ne devrait entrer en vigueur sans l'accord des associations représentatives des salariés.

Cependant, les réactions sont contradictoire comme le montrent les deux exemples ci-dessous :

«  tous les voyants sont actuellement au vert et qu’un accord de compétitivité peut s’envisager quand l’entreprise est en difficultés. Et que la charge du site devrait augmenter progressivement jusqu’en 2017. En augmentant le temps de travail, le site va supprimer de nombreux postes d’intérimaires...  »

— Didier Getrey, CFDT métallurgie

« Les salariés n'ont pas le couteau sous la gorge. Il n'y aura pas de plan social en cas de rejet de ce projet »

— Philippe Steyer, DRH de Smart France

Les employés ont eu la garantie de voir leurs emplois maintenus jusqu'en 2020. « La durée légale de travail ne changera pas », rappelle François Hollande. Il précise que les entreprises pourraient « davantage » négocier le temps de travail.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

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