Gilets jaunes : lundi 28 janvier 2019

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28 janvier 2019. – Cette journée des « gilets jaunes » du lundi 28 janvier 2019 est la 73ème journée qui fait suite à la journée du 27 janvier, et tout au début, celle du samedi 17 novembre 2018.

Vers 4h, un incendie a détruit l’une des cabanes des Gilets jaunes installée au rond-point de Réalpanier à Avignon.

Lundi matin, vers 5h, à Toulouse, pour avoir mal pris les critiques de Yannick Delpech, le chef étoilé, les Gilets jaunes ont incendié sont restaurant. Quarante employés sont au chômage.

À Montélimar, un salarié d'Amazon a reçu une lettre de licenciement au motif que le 22 novembre, il avait félicité sur Facebook les Gilets jaunes lors du blocage de son site de travail et il avait appelé au blocage.

L'adjoint à la mairie de Paris, Ian Brossat, a écrit sur un réseau social que le Gilet jaune Mamoudou Bassoum, adjoint au maire PCF de Châlette-sur-Loing et champion d'Europe vétéran de taekwondo dispose de de la cinquième position sur la liste du Parti communiste aux Européennes.

À 7h, à Thierville-sur-Meuse (Meuse), suite à l'annonce de la suppression d’une des 5 classes de l’école publique Jardin Fontaine, Gilets jaunes et parents d'élèves ont cadenassé la grille d'accès au centre scolaire Jardin Fontaine. Ils ont toutefois libéré l'accès à 9h15 afin que les enfants puissent être accueillis.

Vers 8h, les policiers ont expulsé les Gilets jaunes qui ont tenté de bloquer l’accès au dépôt pétrolier du Vazzio. Trois personnes qui ne souhaitaient pas donner leur identité ont été conduites au commissariat pour des vérifications.

À Coubert (Seine-et-Marne), au centre de réadaptation, le premier ministre, Edouard Philippe a dénombré 3 259 (-189) tués sur les routes en France métropolitaine en 2018 : « historiques » et « exceptionnels ». Cependant, « le bilan de la dégradation des radars peut être estimé à 60 morts », a relevé lundi le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, lors d'un point de presse. 60 vies supplémentaires auraient pu être épargnées entre novembre et décembre.

Peu avant midi, les policiers ont expulsé les Gilets jaunes qui bloquaient l’accès au dépôt pétrolier Total situé rue de la Foucaudière au Mans depuis dimanche soir. Cinq personnes auraient été interpellées, dont deux administrateurs de Colère 72, notamment Jonatan, habitant de Noyen-sur-Sarthe. Un rassemblement a été organisé devant le commissariat boulevard Paixhans.

À Albertville, un Gilet jaune de 23 ans a publié sur Facebook la photographie d’un fusil à pompe accompagnée du commentaire "À samedi les CRS, on vous attend”. La cellule de la police nationale spécialisée dans la surveillance des comportements illicites sur Internet l'a signalé au parquet d’Albertville qui a donné l'ordre d'arrêter le Gilet jaune.

Le site internet Le Media tv a publié une interview de Me David Libeskind, cofondateur du groupe « Robes noires et gilets jaunes », une centaine d’avocats qui apportent une aide juridique bénévole aux Gilets jaunes tel que Jérome Rodriguez, le Gilet jaune blessé à l'œil samedi dernier à Paris.

La commissaire aux droits de l'Homme, Dunja Mijatovic, s'est rendue au ministère de l'Intérieure à Paris pour discuter des questions de droits de l'Homme dans le contexte du mouvement des Gilets jaunes. Elle a entendu les préoccupations exprimées par ses interlocuteurs concernant les violences commises lors des manifestations, y compris à l’égard de journalistes, par des membres des forces de l’ordre et certains manifestants.

Cet après-midi, cinq jours après le lancement de la liste des Gilets jaunes par Ingrid Levavasseur, son directeur de campagne, Hayk Shahinyan a annoncé sur son réseau social qu'il se retire du projet : il va prendre une semaine de recul à Lyon.

Un des candidats de la liste Gilets jaunes de Ingrid Levavasseur, à savoir Marc Doyer, ce dernier a tweeté qu'il se retirait de la liste Gilets jaunes pour les européennes : « je me retire de la liste Gilets jaunes. Je n’ai jamais caché mon engagement passé chez LREM. Mon profil est mis en cause. Il n’y avait pas d’intention de tromper mais une volonté de diversité ».

En déplacement en Égypte, Emmanuel Macron a « déploré » que « 11 personnes aient perdu la vie » durant cette crise des « Gilets jaunes » et a noté « qu’ils ont bien souvent perdu la vie en raison de la bêtise humaine mais qu’aucun d’entre eux n’a été la victime des forces de l’ordre ». Pour cette raison, « je veux rendre hommage aux forces de l’ordre ».

À Sens, une quarantaine de Gilets jaunes ont manifesté contre les violences policières lors de la visite du secrétaire d’État au ministère de l'Intérieur Laurent Nunez.

À Nantes, un homme de 27 ans a été condamné à douze mois de prison, dont six avec sursis pour jet de projectile sur un baceux et possession d'une massette et des pierres, samedi dernier à Nantes. Il n’a pas bénéficié d’aménagement de peine et a été emmené en prison.

À Thonon-les-Bains, les deux Gilets jaunes âgés de 26 et 33 ans, qui ont brûlé les radars de Sciez et Chens-sur-Léman ont été condamnés à un an de prison dont 6 mois ferme et devront payer les dommages causés.

À Aimargues, trois personnes ont été condamnées :

  • un paysagiste de 27 ans, a écope de six mois avec sursis et obligation d’indemniser six policiers sur lesquels il a jeté des bouteilles;
  • un jeune préparateur de commandes de 25 ans a écopé de neuf mois ferme mais sans mandat de dépôt pour s’être attaqué au commissariat de la Comédie et caillassé les forces de l’ordre;
  • un quadragénaire, pilote de robot sous-marin à trois mois avec sursis et 500 € d’amende pour avoir détention de pierres et participation à un groupement en vue de commettre des violences.

À Toulouse, un agriculteur de 37 ans a été condamné à six mois ferme avec maintien en détention pour possession d'un couteau, une tête de marteau, et des boulons, samedi dernier.

À Dijon, 150 personnes se sont rassemblées place de la République pour dénoncer les "violences policières".

À Épinal, regrettant que le pouvoir d'achat et les retraites ne soient pas au cœur des échanges du débat, la vingtaine de Gilets jaunes a quitté la salle sous les huées des 300 personnes réunis.

À Pontivy, les Gilets jaunes se sont invités au conseil municipal.

Le journal Sud-Ouest rappelle qu'en janvier 2018, à Périgueux (Dordogne), des centaines de manifestants du collectif Colère 24 avaient déjà bloqué des ronds-points pour se plaindre de la précarisation de leur vie, et que ce mouvement s’était propagé dans nombre de départements.

Dans Libération, un collectif de paysans bio a appellé à s'unir au mouvement social des Gilets jaunes.

Dans Mariane, Thomas Guénolé de LFI et Jérémy Afane-Jacquart, avocat, affirment que Castaner a peur que la police et la gendarmerie n'obéissent plus aux ordres d'Emmanuel Macron.

Le journal Actu a publié les 30 propositions issues des cahiers de doléances dans les mairies, notamment la dernière : « le rétablissement de la vérité sur le réchauffement climatique, qui n’est qu’un prétexte BIDON pour nous culpabiliser et nous taxer ».

Sur RCJ, Elisabeth Schemla a affirmé que les Français juifs sont les cibles des islamistes bien plus que des Gilets jaunes.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

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