France : une possible prise d'otages dans un hôpital marseillais passée sous silence

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Le professeur Pascal Thomas raconte au quotidien La Provence un évènement passé sous silence pour dénoncer le climat de violence qui règne à Marseille.

5 septembre 2013. – Le quotidien régional La Provence nous informe dans son édition de ce jour qu'une prise d'otages s'est déroulée à la mi-août à l'Hôpital Nord de Marseille. Cet incident grave, qui s'est déroulé dans la nuit du 12 au 13 août 2013 fut passé sous silence jusqu'à hier.

C'est vers 2 heures du matin cette nuit-là qu'un patient est sorti de sa chambre, armé d'un revolver. Il menace alors de tirer sur toute personne qui tenterait d'entrer ou de sortir du service dans lequel il se trouve. Une infirmière séquestrée dans une chambre parviendra à alerter l'agent de sécurité de l'hôpital, entraînant ainsi l'intervention de la police.

Le forcené se croyait menacé

Le patient venait de se faire opérer pour une blessure par balles, et venait d'être transféré au service de chirurgie thoracique. Il était persuadé que ses agresseurs allaient venir l'exécuter à l'hôpital, et s'était fait amener une arme par un de ses proches. L'individu fut rapidement maîtrisé par la police, qui n'a pas retrouvé l'arme.

Le patient a été reconduit en dehors de l'établissement hospitalier, et a pu repartir libre de ses mouvements. De peur de représailles, le personnel n'a pas souhaité porter plainte. Aucune poursuite n'a donc pu être engagée à l'encontre de cet individu.

Réactions politique

Les premières réactions ne se sont pas fait attendre. Le Front national a immédiatement réagi en stigmatisant la politique des différents gouvernements tant sous Sarkozy que sous Hollande. « Après les statistiques faussées de la délinquance sous Nicolas Sarkozy, les négations du gouvernement au sujet des agressions lâches et barbares ayant entouré le dramatique « accident » de Brétigny-sur-Orge, Manuel Valls récidive en refusant de reconnaître cette agression scandaleuse à l’Hôpital Nord de Marseille. Par la même, le ministre de l’Intérieur fait fi du traumatisme des victimes et méprise le personnel soignant qui, par crainte de représailles, a renoncé à porter plainte, ce qui en dit long sur l’état de « l’ordre républicain » dans notre pays. » pouvait-on lire sur son site officiel.

Du côté gouvernemental, Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé et Manuel Valls, ministre de l’intérieur, ont renouvelé « leur condamnation des violences à l'encontre des professionnels de santé exposés, à l'hôpital ou en ville, à des actes d'incivilité voire à des actes de violence. » Néanmoins, le ministre catalan a nié l'existence de toute prise d'otage, ce que conteste La Provence ou encore Le Figaro.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

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