« Faucheurs d'OGM » : la cour d'appel d'Orléans rendra son arrêt le 27 juin 2006

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Yves Manguy maire et faucheur

18 mai 2006. – La cour d'appel d'Orléans, devant laquelle comparaissaient les 49 « faucheurs d'OGM » mis en examen pour la destruction de champs de maïs transgénique a mis son arrêt en délibéré jusqu'au 27 juin 2006. Les faucheurs sont accusés de « dégradation grave du bien d'autrui, commise en réunion ». L'avocat de Monsanto avait demandé des peines plus lourdes que le procès qui s'était tenu l'année passée le 9 décembre 2005.

Cette fois, quatre mois d'emprisonnement ferme ont été requis à l'encontre de Jean-Émile Sanchez, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, déjà condamné dans deux affaires similaires. Une peine d'un mois ferme et trois mois avec sursis a été réclamée contre trois faucheurs ayant participé aux deux actions de 2004 et 2005. Pour les 45 autres prévenus, dont deux élus Verts, Francine Bavay (vice-présidente de la région Ile-de-France) et Yves Contassot (adjoint au maire de Paris, chargé de l'environnement), l'avocate générale a requis quatre mois avec sursis, assortis d'une amende de 1 500 euros et de peines d'interdiction des droits civils, civiques et familiaux. La partie civile, qui a reçu l'appui de la FDSEA, soutient que les faucheurs sont intervenus violemment dans une propriété privée afin de stopper le progrès. Ils soutiennent encore que l'on n'a pas assez d'éléments contre les OGM en plein champs pour avérer de leur dangerosité.

Les faucheurs soutiennent que les promesses délivrés par les producteurs de semences ne sont pas tenues, la productivité n'est pas à la hauteur, notamment en Inde avec le coton Bt. La contamination des voisins est irrémédiable suivant des zones d'implantation des OGM, le choix des citoyens non respectés [1] Le maïs semé avait été déclaré illégal par le conseil d'État, ce qui avait contribué, selon les faucheurs et leurs sympathisants, à rendre encore plus justifiée leur décision de détruire le maïs transgénique. Près d'un quart des champs de maïs testés en Espagne (pays qui a autorisé la culture de certaines variétés comme le maïs MON863) se révèlent contaminés par du maïs OGM jusqu'à un taux de 12,6%. Les distances entre les parcelles ne sont pas respectées, car un des arguments majeurs des faucheurs est la co-existence impossible, car le pollen du maïs peut se propager jusqu'à 2 000 mètres dans des conditions moyennes de vent (cette distance augmentant par la force du vent), la distance de sécurité prévu par décret royal est de 50 mètres ou 4 rangées de maïs « tampon ». Une situation qui est largement dénoncée.

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