Water-polo : l'arbitrage, clé de la première journée de l'élite française ?

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17 octobre 2009. – Ce soir samedi, les dix clubs du championnat de France élite de water-polo entament leur saison régulière.

Dans le même temps, le conflit entre les arbitres et la Fédération française de natation se poursuit, résumé hier par un communiqué des premiers. Le texte paraît envisager une fin possible la semaine prochaine, mais les conséquences pour les clubs vont s'accroître avec l'enjeu croissant d'aussi petits championnats.

Les matchs

Cinq rencontres sont prévues, vers vingt heures.

Le cinquième de l'an dernier, les Francs nageurs cheminots de Douai, reçoivent le Cercle des nageurs d'Aix-les-Bains. Les Douaisiens ont déjà montré leur volonté en coupe de France qu'ils ne voulaient pas rester à la cinquième place, à la porte de la finale à quatre de cette nouvelle saison.

Derby dans les Bouches-du-Rhône, entre deux tours de qualification de l'Euroligue pour les hôtes, le Cercle des nageurs de Marseille accueille le promu Aix-en-Provence Natation. Ce dernier s'étant montré très vif en coupe de France face au vice-champion niçois.

Dans la piscine olympique d'Antigone, le Montpellier Water-Polo, second de la phase régulière 2008-2009 reçoit la Société de natation de Strasbourg.

L'Olympique Nice Natation, éliminé d'Euroligue et versé au second tour du trophée de la Ligue européenne de natation, jouera contre le Nautic Club Angérien.

Les finalistes de la dernière coupe de France, les Dauphins de Sète, reçoivent les Franciliens du Cercle des nageurs noiséens.

La grève des arbitres

Comme pour la première journée des championnats masculin de national 1, 2A et 2B et féminin 1, les arbitres sont encore majoritairement en grève ce week-end, malgré une proposition tardive de la Fédération française de natation concernant le remboursement de leurs frais. Dans un communiqué, les « arbitres en colère » interprète l'acceptation d'une de leur demande comme un premier pas de la Fédération pour négocier le reste.

Cependant, à l'initiative de l'Association des clubs de water-polo français, il y a déjà eu des négociations très encourageantes entre arbitres et Fédération en coulisses de la coupe de la France, à Montpellier, le premier week-end d'octobre. Accord que la Fédération avait renié dans la semaine qui suivait. Malgré ce premier pas fédéral, il reste dans les revendications arbitrales : le barème des indemnisations, la désignation au mérite et non à la proximité des arbitres et la reconnaissance due au nouveau président de la sous-commission des Officiels.

Dans la suite du texte, les Arbitres en colère défendent leurs positions et leur vision du problème. Principalement que le water-polo français subit le désintérêt de sa Fédération. Un désintérêt qui se traduit selon eux par une politique d'économie sur le compte des arbitres pour pouvoir se consacrer aux autres disciplines de la natation. Économiquement, le budget water-polo est pour moitié constitué des droits d'engagement des clubs pour permettre le remboursement de leurs frais aux arbitres et au délégué fédéral. Soit 500 euros par club et par match d'élite, 327 en N1, 275 en N2 et 250 en N1 féminine. L'autre moitié est l'aide du ministère des Sports aux équipes nationales, aux résultats insuffisants encore pour attirer les médias.

Quelle vitesse d'issue ?

Entre des arbitres qui disent vouloir négocier pour le bien du water-polo et une Fédération qui envoie ses signes encourageants au dernier moment avant chaque journée de championnat, à quelle vitesse le conflit va-t-il se résorber pour la bonne tenue des matchs ?

Tenue sécurité : les Arbitres en colère recensent deux arcades sourcillères ouvertes, samedi dernier. Dans la presse régionale, l'entraîneur du Racing Club d'Arras, perdant d'un but et souhaitant relancer son équipe, a critiqué l'arbitrage d'occasion mis en place pour palier les arbitres officiels grévistes.

Tenue validité : selon les règles de la Fédération lues par les Arbitres en colère, deux matchs de Nationale 2 ne paraissent pas valables en raison du choix de l'arbitrage d'urgence. Quand un arbitre officiel se retrouve seul, il doit arbitrer seul, mais sur un match, un non gréviste a demandé à un arbitre fédéral stagiaire de l'aider alors que ce dernier est membre d'un des clubs en confrontation. Ailleurs, il a été choisi un joueur suspendu pour arbitrer, suspension de match signifiant pourtant suspension de la licence, document nécessaire pour toute participation officielle à un match.

Avec un club en Euroligue et trois clubs en Trophée LEN qui ne peuvent pas se permettre de blessés pour arbitrage maladroit. Une grosse moitié de la division élite qui rêve de qualification européenne, seul accomplissement international qu'ils pourront inscrire sur leur palmarès. Combien de temps les clubs attendront-ils pour récupérer des arbitres officiels s'estimant justement indemnisés et utilisés ? Une fédération qui donne un cap à l'avance et aide à le maintenir ?

Enfin, lundi 20, la Fédération rencontre Sport+ pour conclure un accord de diffusion de matchs du championnat élite. Les matchs retransmis bénéficieraient-ils d'un arbitrage solide malgré une grève envenimée, les commentateurs de la chaîne sportive ne devront-ils pas évoquer ces problèmes-là devant un public bien plus large que celui des bords de bassin ?

Sources