Washington dénonce l'impunité au Kenya

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Localisation du Kenya
Carte du Kenya

5 août 2009. – Les États-Unis ont critiqués le Kenya pour n'avoir pas mis sur pied une cour chargée de juger les auteurs des violences post-électorales de l'an dernier. Peu avant l'arrivée de la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton à Nairobi pour le sommet de l'African Growth and Opportunity Act (AGOA), l'ambassade des États-Unis au Kenya a publié un communiqué dans lequel elle exprime la « profonde préoccupation de Washington face à la décision du gouvernement kenyan de ne pas établir un tribunal spécial indépendant pour juger les principaux responsables des violences ».

« Le projet des autorités kenyanes d'élargir tout simplement le rôle d'un comité préexistant, baptisé « Vérité et réconciliation », n'est pas une approche crédible aux yeux du peuple kenyan et de la communauté internationale », estime l'ambassade.

Violences à Nairobi

En 2008, près de 1 300 personnes sont mortes à la suite des émeutes et violences interethniques après que l'opposition eut contesté la réélection du président Mwai Kibaki pour un second mandat à l'issue de la présidentielle de décembre 2007.

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncée qu'elle jugerait les suspects si les autorités kenyanes s'en s'abstenaient. L'ancien Secrétaire général de l'ONU et médiateur dans la crise kenyane, Kofi Annan, a récemment remis à la CPI les noms des principaux suspects des violences post-électorales. Certains parlementaires kenyans ont appelé la CPI à agir, évoquant le manque d'indépendance de la justice kenyane qui, estiment-ils, ne pourra pas poursuivre les cas impliquant certains hauts responsables du gouvernement.

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