Très importantes manifestations au Chili

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Prise de l' Universidad de Chile durant les protestations estudiantines chiliennes de 2006
Les policiers devant l'Universitée du Chile durant les manifestations scolaires chiliennes de 2006

31 mai 2006. – Depuis mai, des manifestations étudiantes paralysent la vie lycéenne chilienne. Ces manifestations regroupant plus de 100 collèges, ont mis plus de 600 000 étudiants dans la rue (la dernière manifestation de cette taille a eu lieu en 1972 durant la présidence de Salvador Allende) Ce mardi (30) il y a eu une convocation des différents protagonistes des manifestations estudiantines chiliennes, pour s'unir après la série de défilés du mois dernier dans la capitale Santiago, connues sous le nom officieux Rebellion des pinguins (en allusion aux uniformes des étudiants, qui sont gris, noirs et blancs), qui sont en désaccord avec les mesures gouvernementales qui incluent dans la Prueba de Selección Universitaria (PSU), ainsi que la réduction de la gratuité des transport public pour les étudiants. Les manifestations se prolongent depuis plusieurs semaines sans avoir abouti à un seul accord.

Selon l'assemblée coordinatrice des étudiants du secondaire (ACES), plus de 250 établissements éducatifs sont paralysés ce mardi, ils suivent la ligne de Universidad de Chile et à l'Universidad de Santiago. À la première heure de l'après-midi, les négociations ont commencé entre le ministre de l'éducation Martín Zilic, et les représentants des étudiants dans la Bibliotèque Nationale de Santiago. Dans le même moment, la présidente Michelle Bachelet a convoqué une partie de son cabinet ministériel dans le palais de La Moneda. Bachelet reconnaît qu'une nouvelle réforme est nécessaire.

Réaction des Carabiniers

Néanmoins, les manifestations sont également rythmées par les violences des carabiniers (Policía de Carabineros), qui lancent des gaz lacrymogènes pour disperser la marche, même devant la bibliothèque nationale, où se déroulait la réunion du gouvernement avec les étudiants. La télévision a montré les policiers arrêtant des collègiens qui attendaient le bus dans la commune de Maipú, Libio Saavedra, caméraman régional, a été brutalisé par une vingtaine de policiers. Les médias informent de ces aggressions. De ce fait Felipe Harboe, sous-secrétaire à l'Intérieur, a déclaré ce mardi (30) répudier ces attaques et sollicité une enquète interne de la police pour déterminer l'origine de ces bavures , Víctor Barrueto, intendant de santiago, a déclaré quant a lui qu'il ne tolérait pas des interruptions du trafic, justifiant ainsi l'action des policiers.

"Pourquoi devrait-on écouter ces jeunes, qui en plus sont mineurs?", a déclaré Adriana Arzola, professeur et mère d'une étudiante. Rodrigo Figueroa, étudant de 17 ans, a commenté : "tous ce qui fait le gouvernement est de tirer des bombes [lacrimogènes]", de même d'autres étudiants, Andrés, espère que "le pase (scolaire) et la PSU seront gratuits, et que l'éducation sera plus égalitaire". En plus de cela, les étudiants réclament une amélioration de la qualité de l'éducation , la dérogation de la Ley Orgánica Constitucional de Enseñanza, promulguée un jour avant la démission d'Augusto Pinochet, et l'étude et la reformulation de la Jornada Escolar Completa (JEC).

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