Syrie : tergiversations autour d'une possible intervention armée des puissances occidentales

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Caricature de Carlos Latuff datant de 2011.

28 août 2013. – Le massacre au gaz neurotoxique Sarin du 21 août à Damas qui aurait fait 1 700 morts selon l'opposition syrienne (350 selon Médecins sans frontières), a entraîné nombre de tractations diplomatiques au niveau international sur l'opportunité d'une action armée en Syrie. La question de la responsabilité de l'État dirigé par Bachar el-Assad est au cœur de ces discussions diplomatiques. Des experts de l'ONU, présents en Syrie depuis le 18 août enquêtent sur la responsabilité du massacre de Damas ; ils ont par ailleurs été la cible de tirs de snipers au ralliement non-identifié le 26 août.

La responsabilité de Bachar el-Assad dans ce massacre chimique semble toutefois effective pour plusieurs diplomaties occidentales. Ainsi dès le 25 août, le secrétaire d'État des États-Unis John Kerry déclarait qu'il y avait « très peu de doutes sur l'usage d'armes chimiques » par le régime syrien. En France, François Hollande a réuni son conseil de défense ce 28 août alors même qu'il avait indiqué hier « que tout porte à croire que c'est le régime [syrien] qui a commis cet acte abject ». Il a ajouté que « La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents ». Aujourd'hui également, au Royaume-Uni, David Cameron convoque le Parlement pour soumettre au vote l'opportunité d'une action en Syrie.

Plusieurs sources indiquent qu'une intervention militaire serait imminente : une porte-parole du premier ministre du Royaume-Uni indique ainsi au journal Le Monde que la concrétisation de celle-ci serait « une question de jours ». L'opposition syrienne va dans le même sens et affirme que les pays alliés s'apprêteraient à frapper des bases militaires en Syrie. Ahmad Ramadan précise que « c'est une question de jours et pas de semaines ». En « off », un haut-responsable américain affirme que les frappes aériennes pourraient débuter « dès jeudi » (Ndlr : demain 29 août).

L'incertitude règne concernant l'atitude à venir de la Russie et de l'Iran, alliés historiques de la Syrie. Les deux pays ont déjà fait connaître leurs oppositions respectives contre une intervention qui selon eux, risquerait d'embraser le Moyen-Orient. Le pouvoir syrien, par la voix de son ministre des affaires étrangères syrien, Walid Mouallem a indiqué que son pays se défendrait en cas d'attaque alliée ; il a aussi indiqué que les moyens militaires syriens « allaient surprendre le monde ». Enfin, il déclare que « s'en prendre à la Syrie n'est pas une mince affaire. Nous avons deux options : soit nous rendre, soit nous défendre avec les moyens dont nous disposons. La seconde solution est la meilleure : nous nous défendrons. »

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Sources[modifier | modifier le wikicode]

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