Suisse : le chef de l'armée est suspendu jusqu'au 20 août

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21 juillet 2008. – Suite aux différentes affaires privées le concernant révélées lors de ces dernières semaines[1], le chef de l'armée suisse, Roland Nef, a été suspendu pendant un mois par le conseiller fédéral Samuel Schmid, ministre de la Défense.

D'ici cette date, Roland Nef doit convaincre l'ensemble du Conseil fédéral qu'il est « digne de sa fonction ». Dans le cas contraire, le ministre de la Défense, qui a reconnu devant la presse lui avoir fait trop confiance, demandera sa démission. Cette attitude ferme du ministre tranche avec ses déclarations de soutien de vendredi passé; cependant la presse de ce week-end a révélé de nouveaux éléments dans cette affaire, selon lesquels Roland Nef aurait répondu au nom de sa compagne à des annonces d'ordre sexuel sur Internet en donnant ses nom, numéro de téléphone et adresse[2].

Si la plupart des partis politiques de Suisse reconnaissent que la suspension de Roland Nef était nécessaire, le Parti démocrate-chrétien, les Verts et l'Union démocratique du centre réclament la démission pure et simple du chef de l'armée. De plus, l'UDC réclame également la démission de Samuel Schmid. Le Parti socialiste suisse se déclare « assez satisfait » de cette suspension, qui doit permettre de retrouver une certaine sérénité permettant de régler cette affaire. Cette position est également soutenue par le Parti radical-démocratique qui indique toutefois que, dans le cas où les informations publiées dans la presse se seraient révélées exactes, le chef de l'armée aurait alors « perdu toute crédibilité » et devrait quitter ses fonctions.

Pendant la durée de la suspension de Roland Nef, la direction de l'armée suisse est assurée par le divisionnaire André Blattmann.

En marge de cette affaire, le Ministère public du canton de Zurich a indiqué avoir ouvert une enquête pénale pour déterminer comment des extraits du procès verbal de police ont pu être transmis à la SonntagsZeitung.

Références

  1. Voir en particulier l'article Suisse : le chef de l'armée est au centre d'une polémique
  2. ((de))Karl Wild, Catherine Boss et Martin Stoll« Akte Roland Nef: Darum hat ihn seine Ex-Partnerin angezeigt ». Sontagszeitung.

Sources