Suisse : l'accident du Glacier Express a été causé par une erreur humaine

Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
L'exploitation de la ligne a repris deux jours après l'accident.

1er août 2010. – Selon les conclusions du rapport d'enquête sur l'accident du train touristique du « Glacier Express » qui a fait un mort et 40 blessés il y a une semaine dans le canton du Valais, c'est une erreur humaine qui est la cause du déraillement de deux wagons du convoi : le conducteur de la locomotive roulait en effet beaucoup trop vite comme l'ont annoncé les responsables de l'enquête lors d'une conférence de presse tenue vendredi.

L'expert fédéral chargé de l'enquête, Walter Kobelt, a examiné plusieurs pistes lors de cette semaine : ni un dysfonctionnement du matériel, ni un événement géologique, ni les conditions météorologiques ne pouvaient expliquer le déraillement. Comme annoncé rapidement après les événements, une déformation de la voix à bien été découverte, mais elle se situait 30 mètres après l'endroit du déraillement et n'a pu donc en aucun cas en être la cause.

C'est finalement le tachymètre chargé d'enregistrer la vitesse du train qui a permis de trouver l'explication : le conducteur a accéléré en arrivant à la hauteur d'un panneau de signalisation autorisant une vitesse de 50 km/h. Cependant, il n'a pas attendu que le dernier wagon du convoi soit sorti du virage avant d'augmenter sa vitesse ; c'est donc simplement la force centrifuge qui a fait se coucher les trois derniers wagons qui roulaient alors à une vitesse de 56 km/h au lieu des 35 km/h autorisés.

Les autorités cantonales ont exprimé, à cette occasion, leurs regrets et ont souhaité « aux personnes impliquées beaucoup de force et de courage dans ces jours difficiles ». La conférence de presse était en effet suivie par de nombreux journalistes Japonais, pays d'origine de la grand majorité des blessés de cet accident. La presse de ce pays s'était en particulier indignée de la remise en service de la ligne, seulement deux jours après l'accident et alors que les causes de celui-ci n'étaient pas encore connues.

Les autorités judiciaires ont pour leur part indiqué vouloir attendre le rapport écrit de l'expert avant de décider des suites pénales à donner à cette affaire. La compagnie a pour sa part déclarer assumer l'entier de la responsabilité. Selon elle, le chauffeur concerné est en état de choc et est actuellement au bénéficie d'un encadrement psychologique.

Voir aussi

Sources