Suisse : PostFinance est accusé de violation du secret postal

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Le siège de la Poste Suisse à Berne

14 décembre 2010. – L'annonce faite lundi dernier par la direction de PostFinance de la fermeture du compte postal de Julian Assange à la suite d'une vérification pourrait valoir à l'entreprise suisse de se retrouver sous le coup d'une procédure judiciaire pour violation du secret postal. De son côté, l'entreprise a indiqué étudier la possibilité de déposer une plainte à son tour contre les pirates informatiques qui ont paralysé son site Web.

La Poste Suisse avait indiqué avoir fermé un compte ouvert au nom de Julian Assange et sur lesquels des dons en faveur de Wikileaks étaient collectés ; la raison invoquée pour cette fermeture tient dans le fait que son bénéficiaire ne pouvait justifier d'une adresse en Suisse ou dans les régions frontalières, comme le prévoit le règlement interne. Julian Assange avait indiqué avoir un domicile à Genève, mais une vérification effectuée par les services de la Poste a démontré le contraire. Cette information avait été initialement révélée par la presse dominicale, puis confirmée par PostFinance. C'est sur cette confirmation que se base le ministère public de la Confédération pour demander l'ouverture d'un dossier visant à clarifier si le secret postal n’a pas été violé ; la Poste étant une régie fédérale, le délit, s'il est avéré, pourrait être poursuivi d'office.

Interrogée à ce sujet par un parlementaire, la conseillère fédérale Doris Leuthard a assuré que l'établissement avait procédé à la fermeture du compte en toute indépendance et non à la suite des pressions étrangères.

De son côté, la Poste indique étudier l'opportunité de déposer une plainte à la suite du blocage de son site web par des pirates informatique. Ceux-ci avaient, en réaction à l'annonce de la fermeture du compte de Julian Assange, attaqué pendant plusieurs jours le site web pour le rendre inaccessible aux utilisateurs normaux. Selon le directeur de la Centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information de la Confédération, le dépôt d'une telle plainte permettrait à la police de procéder à une enquête permettant de déterminer les ordinateurs situés en Suisse ayant participé à cette opération. Selon lui, une telle plainte permettrait de montrer aux personnes responsables qu'un tel piratage informatique « n'est pas un jeu ».

Sources