Réaction de la Ligue des Droits de L'Homme du 11 mars

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11 mars 2005. – - Le juge des référés donne raison à la Conférence des évêques de France, représentée par l'association « Croyance et libertés ». En effet le tribunal estime que cette publicité dans un lieu publique représente « un acte d'intrusion agressive et gratuite dans le tréfonds des croyances intimes », et une « injure ainsi faite aux catholiques ». L'astreinte accompagnant cette décision s'élève à 100.000 euros par jour de retard.

L'image du délit représentait les apôtres ainsi que Jésus en femmes à l'exception d'un homme de dos et torse nu. Le tribunal a indiqué que « la légèreté de la scène fait par ailleurs disparaître tout le caractère tragique pourtant inhérent à l'événement inaugural de la Passion » ajoutant que « la présence, dans une position non dénuée d'ambiguïté, d'un homme dos nu, introduit un motif de dérision inutilement provocateur », donnant ainsi son point de vue sur une question a priori religieuse tout en sanctionnant le caractère profane de l'œuvre.

Il est bien de rappeler que la même juridiction avait en 1984 interdit l'affiche du film Ave Maria, décision qui fut sanctionnée deux fois par la Cour de cassation en 1987 et 1990 car la gravité du trouble ne justifiait pas la compétence du juge de référés. Cet épisode avait conduit la juridiction a refuser de traiter des demandes similaires concernant la demande d'interdiction d'affiche de films (Larry Flint, Amen), sollicitées par des groupes catholiques.

Il est a noter que 2005 marque le 100ème anniversaire de la loi dite de séparation des Églises et de L'État français (sauf dans les départements sous juridiction allemande à ce moment là qui conservent la loi Napoléon).