Aller au contenu

Proche-Orient : phase cruciale dans les négociations entre Israël et le Hamas

Ceci est une page protégée.
Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.
Carte de la bande de Gaza
Gilad Shalit

Publié le 23 décembre 2009
À l'issue de réunions-marathon de haut niveau à Jérusalem, Israël s'achemine vers l'échange d'un millier de détenus palestiniens contre le soldat Gilad Shalit. Ce dernier avait été enlevé en 2006, en Israël, par le Hamas, qui le détient toujours dans la bande de Gaza.

« Le gouvernement israélien fait tout pour parvenir à un accord », affirme le ministre de la Défense, Ehud Barak. « C'est un devoir suprême de ramener le soldat captif à la maison, mais pas à n'importe quel prix », a-t-il déclaré.

Les négociations achoppent sur le sort d'une vingtaine de militants palestiniens responsables d'attaques meurtrières contre des Israéliens. Dans sa dernière réponse au Hamas, l'État hébreu exige que ces détenus soient déportés à Gaza ou à l'étranger, mais exclut leur retour en Cisjordanie.

Pour le Hamas, ces hommes doivent rentrer en Cisjordanie, et l'exigence israélienne ne peut qu'empêcher la conclusion d'un accord : « Gilad Shalit ne verra pas la lumière du jour tant qu'Israël n'acceptera pas le retour des ces hommes en Cisjordanie », a fait savoir Izzat Rashak, un responsable du mouvement palestinien.

La question de l'échange de prisonniers entre le Hamas et l'État hébreu suscite des réactions mitigées en Israël. Beaucoup d'Israéliens disent comprendre la campagne menée par les parents du soldat Shalit pour obtenir sa libération : « Israël a déjà procédé à des échanges inéquitables de prisonniers par le passé, et il n'y a pas de saison de différer celui de Gilad contre un millier Palestinien », a expliqué son père, Noam Gilat.

Cependant, aux yeux d'autres Israéliens, un tel échange constituerait une grave erreur, dans la mesure où il « renforcerait le Hamas et affaiblirait les Palestiniens « modérés », ce qui contribuerait à un regain de violence et de chantage terroriste ».

Sources