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Mort de l'ancien président israélien Ezer Weizman

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Ezer Weizman.

Publié le 24 avril 2005
Ezer Weizman, ancien président de l'État d'Israël, est mort dimanche 24 avril 2005 à Césarée, à l'âge de 81 ans, des suites d'une infection pulmonaire qui n'avait cessé de s'aggraver depuis deux mois.

Né le 15 juin 1924 à Haïfa (Israël), Ezer Weizman était le neveu de Chaim Weizmann, qui fut le premier président de l'État d'Israël, après sa création, de 1949 à 1952.

Ezer Weizman fut pilote dans la Royal Air Force durant la Seconde Guerre mondiale. Il avait participé, à un rang subalterne, à la création de l'aviation israélienne et pris part aux combats aériens durant la guerre de 1948.

Il fut nommé commandant dans l'armée de l'air en 1958 puis, en 1966, chef d'éta-major adjoint et, à ce titre, considéré comme un des artisans de la victoire israélienne dans la Guerre des Six Jours en 1967 après la destruction au sol de l'aviation égyptienne par les chasseirs israéliens.

Il avait quité l'armée et participé à la création, en 1969, du Likoud, aux côtés de Menahem Begin. En 1977, après la victoire de ce parti aux élections à la Knesset, il devint ministre de la Défense dans le gouvernement de M. Begin jusqu'en 1980. À ce titre, il participa activement, aux côtés du Premier ministre, aux négations de Camp David, nouant même des relations d'amitié avec le président égyptien Anouar el-Sadate.

En désaccord avec Menahem Begin et le reste du Likoud sur l'interprétation – à ses yeux trop stricte – donnée, côté israélien, aux modalités de l'accord de paix, il démissionna du parti et du gouvernement en 1980, étant remplacé, dans ses fonctions de ministre de la Défense, par Ariel Sharon. Il s'était progressivement rapproché du Parti travailliste, et fut élu à plusieurs reprises à la Knesset sous ses couleurs, participant à l'occasion, à plusieurs gouvernements d'union nationale. Ayant rencontré en Suisse, en 1989, un représentant officiel de l'Organisation de libération de la Palestine, il avait suscité, quatre ans avant la conclusion des accords d'Oslo, un certain émoi dans la classe politique israélienne.

Cela ne l'empêcha pas d'accéder, en 1993, au poste honorifique de président de l'État d'Israël, et d'y être réélu en 1998. Compromis dans un scandale financier, et bien qu'ayant été blanchi des accusations portées contre lui, il fut contraint à la démission en 2000.

Sources

  • Presse et médias anglophones et francophones divers