Les données recueillies par Messenger font mieux connaître Mercure

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Vue d’artiste de la sonde Messenger près de la planète Mercure.

3 novembre 2008. – Les données recueillies par la sonde Messenger (en anglais : MErcury Surface, Space ENvironment, GEochemistry and Ranging) font mieux connaître Mercure. La sonde américaine Messenger vient de survoler Mercure et ce second passage au dessus de la planète la plus chaude et la plus petite du système solaire a permis de photographier des régions jusque-là inconnues.

Ce second survol de Mercure par Messenger, le 6 octobre dernier, a permis d’ausculter pour la première fois l’Hémisphère occidental de la planète. Ces dernières semaines, les astronomes de l’Agence spatiale américaine (NASA), ont analysé plus de 1 200 images qui sont venues compléter la collection rassemblée en 1974 et 1975 par une autre sonde américaine, Mariner 10. L'altimètre au laser placé sous Messenger a également pu réaliser un relevé topographique qui a permis aux scientifiques d’établir une corrélation entre les images à haute définition recueillies et des mesures topographiques très précises.

Les photographies prises lors du premier survol de Messenger faisaient apparaitre des falaises hautes de plusieurs centaines kilomètres, qui auraient été formées par des mouvements de plaques tectoniques. Les nouvelles photos ont montré que la surface de Mercure allie de vastes plaines volcaniques, des bassins géants et d’innombrables cratères qui grêlent la surface. Il semblerait que la planète ait connu une immense activité volcanique, un champ de lave atteignant 1.500 kilomètres cubes.

« Nous pensons que la majorité de cette activité est survenue au début de l’histoire de la planète », explique un membre de l’équipe de Messenger, Maria Zuber. « Nous ne pouvons pas fixer de date, faute d’échantillons des rochers. Mais nous pensons que l’activité volcanique remonte à entre 3,8 et 4 milliards d’années », ajoute l’astronome de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT).

Messenger entrera en orbite définitive autour de Mercure en mars 2011. « Tout le monde est vraiment anxieux d’obtenir de vraies données » fait valoir Marilyn Lindstrom, une scientifique qui travaille sur la mission. Mais avant d’en arriver là, il y aura un troisième survol en septembre 2009. Ces passages sont nécessaires pour permettre à la sonde d’user de la force gravitationnelle de Mercure pour se placer en orbite.

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Sources



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