Aller au contenu

Les Frères musulmans traversent une période délicate

Ceci est une page protégée.
Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.

Publié le 31 août 2007
Les Frères musulmans, la plus grande et plus influente organisation sunnite d'Égypte, est dans le viseur du Gouvernement égyptien. Fondé en 1928 en Égypte, les Frères musulmans ont cru jusqu'à atteindre 2 millions dans les années 1940. Très vite, les Frères musulmans entrent en conflit avec le Gouvernement, un de leurs membres assassina le Premier ministre d'alors. Peu après, le fondateur et dirigeant des Frères musulmans Hassan al-Banna fut assassiné, probablement par un agent gouvernemental.
Les tensions avec le Gouvernement ne s'améliorèrent pas. Bien que les Frères musulmans condamnent la violence terroriste, ils promeuvent aussi le Jihad. Les tensions avec le Gouvernement proviennent aussi du soutien de l'organisation aux droits des travailleurs et aux libertés politiques, en plus d'être parfois critiques du Gouvernement. Les Frères musulmans, bien que participant à l'appareil politique du pays, sont le plus grand parti d'opposition, détenant 20 % des sièges au Parlement. Cependant les Frères musulmans soient officiellement interdits depuis 1954, ce qui oblige ses membres à se présenter comme indépendants.
Récemment, le Gouvernement égyptien a commencé à sévir contre les Frères musulmans. Plus de 600 membres ont été arrêtés dans cette opération, ainsi que 6 députés, 4 d'entre eux étant supposés être kidnappés ou tués, le Gouvernement n'ayant annoncé leurs arrestations que récemment.
Les Frères musulmans sont maintenant sur la défensive. Considérant l'emprisonnement des 4 députés de la Fraternité, l'avocat des Frères musulmans a déclaré : « Mais ils n'ont absolument rien à voir avec cette agitation ... et toutes les personnes les ayant interrogés le savent, ils en sont certains ». The Economist spécule que la raison de l'action gouvernementale est de susciter un climat plus acceptable pour l'intronisation du fils du président, Gamal Moubarak, que la rumeur prétend imminente.

Sources