Le président du Conseil italien Romano Prodi démissionne

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Romano Prodi en 2006.

24 janvier 2008. – Romano Prodi, le président du conseil italien, a démissionné ce jeudi soir, après avoir perdu le vote de confiance au Sénat avec 161 voix contre et 156 pour.

Ce vote intervient après une crise croissante née d'accusations de corruption contre l'ancien ministre de la Justice de Prodi, Clemente Mastella. Le sort de Prodi a été scellé lorsque l'Union des démocrates pour l’Europe, une petite composante de la coalition de L'Olivier, a brisé les ranges et voté contre lui.

Romano Prodi a gagné la confiance à la Camera dei deputati (la chambre des députes), mais nul ne s'attendait pas à ce qu'il fasse de même au Sénat. Certains imaginaient même qu'il démissionnerait avant le vote du Sénat pour éviter de perdre officiellement la majorité au Parlement.

Le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, doit maintenant décider s'il y a lieu de nommer un nouveau président du Conseil ou de dissoudre le Parlement, provoquant ainsi des élections anticipées. Certains préfèrerait réformer les règles électorales avant toute nouvelle élection. De récents sondage indiquent que Silvio Berlusconi redeviendrait pour la troisième fois président du Conseil, en cas de nouvelles élections.

Ce sont les règles en vigueur, introduite par Silvio Berlusconi lors de son dernier passage à la présidence du Conseil, qui ont permis à Prodi d'arriver au pouvoir après les élections générales italiennes de 2006.

« Maintenant, nous devons retourner aux urnes. Nous allons dire ce que nous comptons faire dès les cent premiers jours de notre gouvernement. » a déclaré l'ancien président du Conseil et leader de l'opposition Silvio Berlusconi, en exigeant des élections.

Dans un discours précédant le vote au Sénat, Romano Prodi avait estimé que « L'interruption du travail gouvernemental [était] un luxe que l'Italie ne [pouvait] pas se permettre » et avait averti que « l'Italie ne [pouvait] pas s'autoriser une vacance du pouvoir ».

Sources