Le Kosovo déclare son indépendance

Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Drapeau officiel du Kosovo.

17 février 2008. – Comme prévu depuis quelques jours, le Kosovo a proclamé, à 15:00 GMT ce dimanche, son indépendance de la Serbie

Le Premier ministre Hashim Thaçi a déclaré que le Kosovo devenait ainsi un pays démocratique, respectueux du droit de toutes les communautés le composant. Plusieurs pays de l'Union européenne ainsi que les États-Unis d'Amérique devraient reconnaître officiellement ce nouveau pays dès lundi. À l'inverse, la Serbie et la Russie ont déjà annoncé leur refus de reconnaître l'indépendance de cette ancienne province serbe, peuplée à 90 % d'Albanais.

La déclaration a été approuvée par acclamation par le parlement, où onze membres de minorités ethniques, notamment des Serbes, étaient absents. Dans son discours, le Premier ministre a noté que « l'indépendance du Kosovo marque la fin de la dissolution de l'ancienne Yougoslavie ». Il a également confirmé que le Kosovo allait suivre le plan proposé par Martti Ahtisaari, ancien président finlandais et envoyé spécial de l'Organisation des Nations unies. Ce plan prévoit le déploiement d'une mission de quelques 2 000 policiers et juristes de l'Union européenne, non avalisée par l'ONU et chargée d'accompagner les débuts de l'indépendance du Kosovo.

Premières réactions

La première réaction est venue du Premier Ministre Serbe Vojislav Kostunica qui a « annulé » la décision jugée « illégale » des autorités kosovares et répété que son pays s'y opposerait par « toutes les mesures diplomatiques, politiques et économiques ». Il est soutenu par la réaction de la Russie qui apporte son soutien aux « justes » revendications de la Serbie pour « rétablir l'intégrité territoriale du pays ».

De son côté, le ministre des affaires étrangères des Pays-Bas, Maxime Verhagen, a déclaré vouloir étudier la Constitution et la déclaration d'indépendance du Kosovo avant de reconnaitre ce nouveau pays, alors que d'autres pays, tels que les États-Unis d'Amérique ou la Suisse ont « pris acte » de la proclamation d'indépendance et salué l'engagement de son gouvernement à protéger les minorités ethniques.

Sources