Le Brésil reconnaît l'État palestinien dans ses frontières de 1967

Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.
Aller à : navigation, rechercher

Page actualisée Page actualisée : 6 décembre 2010 — « Après le Brésil, l'Argentine reconnaît la Palestine en tant qu'État »

Localisation de l'État revendiqué de Palestine

4 décembre 2010. – Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, en fonction jusqu'au 1er janvier 2011, a annoncé dans une lettre publiée le 3 décembre la reconnaissance par le Brésil de l'État palestinien dans ses frontières de 1967. Cette lettre avait été envoyée le 1er décembre par Lula au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en réponse à une demande personnelle de celui-ci formulée le 24 novembre. Elle considère la requête du président palestinien comme « juste et cohérente avec les principes défendus par le Brésil pour la question palestinienne » et soutient « la légitime aspiration du peuple palestinien à un État uni, sûr, démocratique et économiquement viable, coexistant de façon pacifique avec Israël ». Le Brésil devient donc le cinquième pays d'Amérique à reconnaître l'État palestinien, après Cuba, le Nicaragua, le Vénézuela et la Bolivie.

Lula s'est déjà rendu dans les territoires occupés en mars 2010 et Mahmoud Abbas a visité le Brésil en 2005 et en 2009. La diplomatie brésilienne a déclaré que cette reconnaissance était conforme aux résolutions de l'ONU[1] qui demandent le retrait d'Israël des territoires occupés après la guerre des Six Jours et la construction d'un État palestinien indépendant. Le Brésil a précisé cependant que ses relations avec Israël « n'ont jamais été aussi robustes ».

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué qu'« Israël regrette et exprime sa déception à la suite de la décision du président Luiz Inacio Lula da Silva prise un mois avant qu'il passe le pouvoir à la président élue Dilma Rousseff ». Le ministre israélien a dénoncé cette « décision unilatérale » prise en-dehors des négociations entre Israël et l'Autorité palestinienne, qui selon lui « ne peut que porter atteinte à la confiance et aux engagements pris de négocier dans un cadre convenu pour parvenir à la paix ».

Cette reconnaissance se fait alors que des pourparlers de paix, engagés le 2 septembre à Washington, se sont interrompus le 26. Les négociations entre Israël et la Palestine butent notamment sur le problème de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Ces derniers temps, l'échec des discussions a poussé des responsables palestiniens à parler de la proclamation d'un État palestinien indépendant dans les frontières de 1967. Les dirigeant israéliens s'opposent quant à eux à une proclamation unilatérale. Actuellement, plus 90 pays ont reconnu l'État palestinien et certains autres, comme la France, lui accordent un statut particulier sans l'avoir reconnu[2].

Notes

Sources