La NASA a détecté des atmosphères sèches et poussiéreuses sur des planètes extrasolaires

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23 février 2007. – Le télescope spatial Spitzer de la NASA a fait sensation cette semaine lorsqu'il a été annoncé que l'observatoire spatial a, pour la première fois, capté assez de lumière pour détecter des molécules dans les atmosphères d' exoplanètes.

Les planètes sont trop lointaines pour être observées directement avec la technologie actuelle, mais la mesure du spectre de chaque planète lorsqu'elle est visible avec son étoile puis lorsqu'elle est cachée par son étoile permet aux équipes d'astronomes de pouvoir effectuer des mesures à partir du spectre calculé.

Dans un article publié dans l'édition du 22 février de la revue Nature, le dr. Jeremy Richardson du Goddard Space Flight Center de la NASA présente les mesures sur HD 209458 b, une planète chaude de type Jupiter à 153 années-lumière de la Terre, dans la constellation de Pégase. L'équipe de Richardson a dobservé un pic dans le spectre infrarouge et a été en mesure d'affirmer que l'atmosphère de l'exoplanète HD 209458 b se composait apparement de nuages de poussière de silicates. Le dr. Mark Swain du Jet Propulsion Laboratory a conduit une autre étude sur la même exoplanète et est parvenu aux mêmes conclusions.

Une autre équipe, dirigée par le dr. Carl Grillmair du spitzer Science Center de Caltech, a mené une étude similaire sur HD 189733b, distante de 63 années-lumière, dans la constellation Vulpecula. Le dr. Grillmair a commenté les résultats : « Il était admis assez généralement que ces planètes possèderaient beaucoup d'eau, et plus précisement de l'eau vraiment chaude. Ces planètes, ces Jupiters chaudes, très très proches de leurs étoile parente sont à environ 2000 degrés Fahrenheit[1], et il ne doit pas être agréable d'y vivre. et ce que nous et l'autre groupe avons découvert en lieu et place pour cette exoplanète complètement différente autour d'une autre étoile est que le spectre est essentiellement plat. Il ne montre absolument aucun des signes que nous attendions pour l'eau. »

« Les méninges des théoriciens ont tourné à toute allure lorsqu'ils ont vus les données », a ajouté le dr. Richardson. « Il est virtuellement impossible pour l'eau, sous forme de vapeur, d'être absente de la planète : elle doit dont probablement être dissimulée, probablement par la couche nuageuse de poussière que nous avons détectée dans notre spectre. »

Dr. Grillmair : « les observations nous montrent que les choses ne sont pas ce qu'on attendait. Et il y a maintenant une forte pression pour obtenir beaucoup d'autres données tant que Spitzer marche encore. je pense que cela sera au bout du compte l'un des plus importants héritages du télescope spatial Spitzer, non anticipé lors de son lancement. Je pense que cela deviendra très important à l'avenir. » Le télescope a été lancé en août 2003 avec une durée de vie maximale attendue de 5 ans.

« Avec ces nouvelles observations, nous sommes en train d'améliorer les outils dont nous aurons un jour besoin pour trouver de la vie où qu'elle puisse exister » indique Swain. « C'est un peu comme un patron de robe ».

Les études respectives des drs Swain et Grillmair sont en attente de publication dans Astrophysical Journal Letters.

Notes

Sources



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