L'Union africaine refuse d'intervenir au Zimbabwe

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24 juin 2005. – L'Union africaine (UA) a rejeté la demande d'intervenir au Zimbabwe venant des pays occidentaux et notamment de plusieurs ONG. Le porte-parole d'Afrique du Sud aurait même déclaré être « irrité » (irritated) par l'attitude du ministre des affaires étrangères britannique, Jack Straw.

Face à la BBC [source] il a affirmé que son pays n'acceptait pas l'« idée que parce-que soudainement il allait à un sommet G8 il devrait se plier aux décisions des leaders du G8. » Il a également déclaré : « Nous faisons des choses en lesquelles nous croyons » (South Africa refuses to accept the notion that because suddenly we're going to a G8 summit, we must be reminded that we must look good and appease the G8 leaders. We will do things because we believe they are correct and right). Les pays occidentaux et notamment les États-Unis avaient avancé que M. Mugabe, président du Zimbabwe, avait entrepris des actions qui avaient rendu au moins 200 000 (275 000 selon l'ONU) personnes sans-abri, détruit des entreprises et contraint les agriculteurs en ville à cesser leur activité, en concluant qu'une intervention était justifiée pour rétablir l'ordre.

Condoleeza Rice, secrétaire d'État américaine dépeignait une situation « tragique » (tragical situation).

Deux cents ONG tel Amnesty international [source] dénoncaient dans un communiqué commun la « détérioration des droits de l'homme » (deterioration of human rights) au Zimbabwe, demandant l'intervention de l'ONU et de l'Union africaine : « La nomination d'un envoyé spécial de l'ONU pour faire des recherches au Zimbabwe serait utile. Mais des décisions efficaces menant à des actions utiles qui aident ceux qui dorment déjà dans les rues, (...) doivent être prises pour arrêter immédiatement le processus de destruction » (The appointment of a UN Special Envoy to investigate the mass violations taking place in Zimbabwe is welcome. But effective action must also be taken immediately to help those already sleeping on the streets, beside the rubble of their homes and to ensure that the evictions and demolitions stop immediately).

Le porte-parole de l'Union africaine, Desmond Orjiako, a néanmoins rejeté cette demande en jugeant que « dans la mesure où le gouvernement élu affirme restaurer l'ordre par ses propres moyens, il serait malsain que l'UA interfère dans les affaires internes du pays » (If the government that they elected say they are restoring order by their actions, I don't think it would be proper for us to go interfering in their internal legislation).

Après les élections présidentielles le gouvernement de Robert Mugabe avait décidé d'agir sur les villes en lançant un grand programme d'urbanisme, censé réduire la criminalité. L'opposition accuse le pouvoir en place de vouloir « punir » les citadins, qui avaient majoritairement voté contre M. Mugabe.

Sources

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Ce fichier audio a été créé d'après la version datant du 24 juin 2005 à 20:42, et ne reflète pas les modifications ultérieures de l'article.