L'Équateur pourrait se doter par référendum d'une Assemblée constituante

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Rafael Correa.

14 avril 2007. – Les 9 180 000 électeurs équatoriens vont se prononcer demain, 15 avril 2007, par référendum[1] sur la convocation d'une Assemblée constituante voulue par le Président de la République de gauche Rafael Correa : la question posée sera « Approuvez-vous la convocation et l'installation d'une Assemblée constituante aux pleins pouvoirs conformément au Statut électoral ci-joint, afin qu'elle transforme le cadre institutionnel de l'État et élabore une nouvelle Constitution? ». Cette Assemblée se verrait dotée de « pleins pouvoirs » afin de d'ouvrir la voie au « socialisme du 21e siècle », à l'instar de ce qui se passe chez le voisin vénézuélien sous l'impulsion du président Hugo Chávez.

L'une des prérogatives de cette Assemblée serait la dissolution de la Chambre des députés et donc le renforcement du pouvoir présidentiel. Les députés et les partis qui les soutiennent sont en effet accusés par le Président Correa d'être à l'origine des maux qui gangrènent ce pays d'Amérique du Sud : la corruption, la pauvreté et l'instabilité chronique[2] depuis le début des années 1990. À ce propos, et concernant l'élection de Rafael Correa à la tête du pays le 26 novembre dernier et investi le 15 janvier, Simon Pachano, professeur de sciences politiques à Quito, indique : « Le rejet de la politique, la crise des partis, vieilles structures fermées et peu démocratiques ont favorisé le triomphe d'un outsider comme Rafael Correa ».

Si les sondages donnent l'initiative présidentielle gagnante (plus de 60 % d'intentions de votes pour le oui), et même si R. Correa a lié son sort à ce résultat en évoquant une démission en cas de victoire du non, les analystes de la vie politique en Amérique du Sud ne semble pas convaincus qu'une telle réforme puisse avoir un impact significatif sur la vie du pays.

Notes

Sources