Kenya : la Cour pénale internationale va enquêter sur des violences postélectorales

Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Siège de la CPI à La Haye (Pays-Bas)
Localisation du Kenya
Violences à Nairobi

2 avril 2010. – Luis Moreno Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé, mercredi, se rendre au Kenya en mai prochain dans le cadre d'une enquête destinée à déterminer les responsables de violences postélectorales au cours desquelles plus de 1 500 personnes ont perdu la vie. Le procureur espère pouvoir rendre le rapport de son enquête dans le courant de l'année.

Ces violences, ayant également déplacées environ 300 000 Kenyans entre décembre 2007 et février 2008, ont éclaté à la suite des élections présidentielles controversées du 27 décembre 2007, provoquant des émeutes.

« Nous nous concentrerons sur les principaux responsables en fonction des éléments qui seront réunis lors de cette enquête indépendante et impartiale », a déclaré M. Moreno Ocampo après avoir reçu l'autorisation de la CPI pour débuter cette enquête.

Luis Moreno Ocampo estime que des crimes contre l'humanité ont été commis au Kenya. Selon lui, une liste provisoire de vingt suspects, parmi lesquels figurent des dirigeants politiques et économiques liés soit au parti du président Mwai Kibaki, soit à celui du Premier ministre Raila Odinga, a déjà été établie et transmise aux juges de la Cour.

Le procureur de la juridiction internationale de l'ONU a assuré que « toutes les précautions seront prises pour que les témoins soient protégés », ajoutant que « ce procès aura lieu avant tout dans l'intérêt des Kenyans et qu'il se déroulera avec leur concours ».

En août dernier, le refus des autorités kenyanes de mettre en place un tribunal chargé de juger les responsables des violences postélectorales avait été critiqué par les États-Unis et la CPI. Cette dernière avait alors indiqué juger « les suspects si les autorités kenyanes s'en s'abstenaient », ce qui semble désormais être le cas.

Voir aussi

Sources