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Irak : libération de Muntadhar al Zaïdi, qui avait lancé ses chaussures sur George W. Bush

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Localisation de l'Irak

Publié le 16 septembre 2009
Le journaliste irakien qui avait lancé ses chaussures sur l'ancien président américain George W. Bush lors d'une conférence de presse en décembre 2008, a retrouvé la liberté mardi, après neuf mois de détention.

La chaussure.

Muntadhar al Zaïdi affirme avoir été fouetté, battu et soumis à des chocs électriques durant ses premiers jours aux mains des forces irakiennes, après son arrestation. Il dit redouter, à présent, les services de renseignement américains et craindre pour sa vie.

Ni Washington, ni Bagdad, n'ont à réagi ces déclarations du journaliste, qui semblait en bonne santé à sa sortie de prison, même s'il lui manque une dent. Muntadhar al Zaïdi a continué à défendre son geste « qui visait le visage d'un criminel de guerre », a-t-il dit.

« Il était humiliant de voir son pays sous la botte d'une puissance étrangère. Assister à la conférence de presse donnée par le président Bush lors de sa dernière visite en Irak, peu avant son départ de la Maison Blanche, était une occasion à ne pas manquer », a-t-il fait valoir.

Le président Bush et le Premier ministre irakien, tentant d'empêcher que la deuxième chaussure n'atteigne sa cible

Le journaliste, qui travaillait à l'époque pour la chaîne de télévision Al-Baghdadia TV, basée au Caire, avait lancé ses chaussures vers la tête de Bush, en criant : « C'est le baiser d'adieu, espèce de chien ». L'ex-président américain avait baissé la tête à temps et minimisé, par la suite, l'incident.

Il n'en avait pas été de même pour le Premier ministre Nouri al-Maliki, ni pour nombre d'Irakiens, qui avaient fustigé le geste du journaliste, le jugeant contraire aux traditions d'accueil du pays.

Traduit en justice, al Zaïdi avait déclaré que M. Bush n'était « pas vraiment un invité », un argument qui n'a pas convaincu le tribunal, puisque le journaliste a été condamné en première instance à trois ans de prison pour « agression contre un chef d'État en visite officielle ». Finalement, sa peine a été réduite en appel à un an, et il a été libéré au bout de neuf mois pour bonne conduite.

Des manifestations ont été organisées en la faveur d'al Zaïdi, il a reçu des offres d'aide financière, des demandes en mariage, ou encore une chaussure en bronze. Le journaliste se défend d'être un « héros », disant qu'il « [se] considère plutôt comme un « homme de principes » ».

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