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Hong Kong : la Chine reprend le contrôle

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Une manifestation à Hong Kong le 9 juin dernier.

Publié le 29 mai 2020
Sous la menace de sanctions américaines, le Parlement chinois a adopté ce jeudi une disposition controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong. Seul 1 votant s'est opposé, ainsi que 6 qui se sont abstenus, sur près de 3000 à l'Assemblée Nationale Populaire. Le vote a ensuite été applaudi longuement devant le Palais du peuple à Pékin en présence de Xi Jinping. Claudia Mao, députée pro-démocratie au Conseil législatif hongkongais, qui a résumé cette décision comme « la fin de Hong Kong ». « À partir de maintenant, Hong Kong sera une ville chinoise comme les autres », a-t-elle ajouté. Cela « aidera Hong Kong, sur le long terme, à se défaire de la violence et du chaos », a estimé le pro-Pékin Martin Liao. L'ancienne colonie britannique, qui avait été le lieu de manifestions anti-Pékin en 2019, pourrait ne plus avoir de statut commercial préférentiel, indique Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine.

Selon les opposants à ce projet, ce sera la fin du « Un pays, deux systèmes », qui avait été mis en place dès 1997, lorsque le Royaume-Uni cédait la ville à la Chine, pour laisser une autonomie à la ville, classée depuis sa rétrocession comme une Région administrative spéciale. Les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie ainsi que le Canada s'opposent au projet, qui prévoit de punir les activités « terroristes ». « Nous exhortons ces pays [...] à cesser de s'ingérer dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures chinoises », affirme Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Dominic Raab, chef de la diplomatie britannique, indique que Londres modifiera les conditions du « passeport britannique d'outre-mer » si la République populaire de Chine n'annule pas ce projet.


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