Gilets jaunes : jeudi 24 janvier 2019

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24 janvier 2019. – Cette journée des « Gilets jaunes » du jeudi 24 janvier 2019 est la 69ème journée qui fait suite à la journée du 23 janvier, et tout au début, celle du samedi 17 novembre 2018.

Vers 3h du matin, à Ferrières-en-Bray, le radar de feu de la RN 31 a été brûlé et celui de la route de Songeons à Ferrières-en-Bray a été dégradé.

Depuis 6h00 ce matin, à Saint-Andiol, des Gilets jaunes, rejoints à 10h30 par la confédération paysanne, ont bloqué le site de la multinationale Monsanto. Les forces de l'ordre sont présentes, mais restent à l'écart.

Vers 6h45 ou 7h, à Comines, le Gilet jaune de père de famille de 52 ans qui avait insulté une policière mardi à Lille, a été interpellé chez lui puis placé en garde à vue. La police a saisi son gilet jaune, ses clefs, son téléphone et son pantalon de survêtement qui était dans la machine à laver. Alexandre Chantry est venu avec une vingtaine de Gilets jaune pour le soutenir devant le commissariat.

D'après caradisiac, le ministère de l'Intérieur a affirmé que grâce à l'abaissement de la vitesse à 80km/h , le surplus hypothétique des recettes des amendes serait de 26 M€ !

À Chemaudin, les gendarmes ont expulsé les Gilets jaunes du rond-point de l'autoroute A36.

À Rennes, Michèle Kirry, préfète de région, et Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, ont réuni une conférence sociale ce matin avec une quarantaine d’élus représentants des associations des maires, des chambres consulaires, des organisations d’employeurs, de représentants syndicaux (CFDT, CGT, CFE-CGC, CFTC, UNSA et FSU) et d’entreprises mais les Gilets jaunes sont absents car ils n’ont pas souhaité désigner de représentants officiels.

À Albertville, 200 Gilets jaunes ont déposé une plainte collective au tribunal contre Luc Ferry “pour apologie de la violence sur un média et mise en danger de la vie d’autrui”.

Ce matin sur BFMTV Benjamin Cauchy a déclaré qu'il y a à peine quelques minutes il a été approché pour rejoindre la liste d'Ingrid Levavasseur. Cette liste n’est pas aboutie et de nombreuses questions se posent par rapport à ce projet. Ce que je t’attends, c’est une ligne politique, nous ne parlons pas de pouvoir d’achat ni de démocratie directe mais nous parlons des élections européennes. Quelle est la position de cette liste sur la question migratoire, sur la place de la France en Europe, sur les institutions européennes ? Sur RMC, vers midi, Benjamin Cauchy a affirmé ne pas exclure de créer un autre parti Gilet jaune pour les "gilets jaunes souverainistes".

Sur Europe1, l'ancien ministre Thierry Breton a déploré que cette génération doive "payer pour le passé et pour l'avenir".

À Agneaux, la mairie a accepté de prêter une salle aux Gilets jaunes de Saint-Lô.

À Marseille (Bouches-du-Rhône), un tribunal correctionnel a condamné un Gilet jaune âgé de 54 ans de La Ciotat à deux ans de prison ferme pour avoir frappé un policier mercredi.

À Paimpol, une centaine de propositions a déjà été écrite dans le cahier de doléances de la mairie, rédigées sur place, arrivées par courrier et internet, dont notamment le rétablissement de la peine de mort, l'interdiction de la franc-maçonnerie" et "pouvoir mettre le 15 du mois un peu plus de beurre dans son kouign-amann (gâteau breton)".

À Paris, régissant favorablement à la création de la liste des Gilets jaunes, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a affirmé préférer qu’on porte ses idées « dans les urnes à visage découvert, plutôt que planqué derrière des pseudos anonymes sur des réseaux sociaux ou cagoulés dans des manifestations avec des violences ».

À Bellac, Enseignants, élèves et Gilets jaunes se sont rassemblés devant le collège de Bellac pour dénoncer « la grande braderie de l'enseignement » : "Moyens en baisse = classes en détresse", "Education au rabais".

À Pont-Audemer, une vingtaine de Gilets jaunes ont manifesté devant le centre des impôts. Ils n’ont pas empêché les gens d'entrer, les gendarmes sur place garantissant une libre circulation.

À Narbonne, le parquet a indiqué que huit Gilets jaunes suspectées d’avoir participé dans la nuit du 1er au 2 décembre à l’incendie de la zone de péage sud de Narbonne ont été placées en détention provisoire, et six autres sous contrôle judiciaire.

À Loroux-Bottereau, encadrée par les gendarmes, des Gilets jaunes de Vallet ont déposé cinq sacs poubelles remplis par une partie des déchets ramassés lors d'une opération de nettoyage, devant les portes du centre des impôts. Le chef du centre du Loroux-Bottereau est venu à la rencontre de la délégation pour échanger.

À Saint-Malo, un tribunal a condamné le Gilet jaune de 62 ans d'une amende de 250 € avec sursis pour avoir refusé de quitter l'entrée du port de Saint-Malo le 6 décembre dernier.

À Andelys (Eure), interdits du rond-point de l’île des Trois Rois aux Andelys et dans un rayon de 500 mètres, les Gilets jaunes ont bloqué le centre des impôts des Andelys. Après avoir laissé les agents entrer, les Gilets jaunes ont empêché le public d’entrer durant toute la matinée.

À Louviers (Eure), une dizaine de gilets jaunes ont manifesté jusqu'en milieu de matinée devant le centre des impôts de Louviers.

À Saint-Nazaire, Gilets jaunes ont filtré le rond-point de Méan, occasionnant un bouchon sur le pont de Saint-Nazaire.

Vers 11h50, à la préfecture de Valence, Emmanuel Macron s’est entretenu à huis clos et sans témoin une cinquantaine de minutes avec Laurent Wauquiez, le président LR et du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes. « Non, je préfère que nous en restions au vouvoiement », lui a renvoyé Wauquiez. Le président s'agace vite face aux critiques. "Les 80km/h je n’y suis pour rien, c’est mon Premier ministre. C’est une connerie, ce n’était pas dans mon programme", se défend Emmanuel Macron.

Vers 12h30, Macron et Wauquiez sont arrivés dans la salle Barjavel de la préfecture toujours fermé aux micros et aux caméras (l’Elysée a seulement autorisé une retransmission audio dans une salle réservé à la presse mais pas la retransmission télévisuelle habituelle en direct) pour déjeuner avec une soixantaine d’élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes : les présidents des associations des maires des 12 départements, les parlementaires de la Drôme et la présidente du Conseil départemental de la Drôme, Marie-Pierre Mouton (LR) et 35 maires dont Nicolas Daragon, le maire LR de Valence, et de Gérard Collomb, le maire de Lyon et ex-ministre de l’Intérieur. À ce 3e grand débat national, chacun avait trois minutes chrono.

Dominique Bidet, maire PCF de Bellenaves (Allier), a lancé : « Arrêtons d’envoyer notre argent en Arabie saoudite ».

"Quand une démocratie est malade, le fascisme vient à son chevet mais ce n'est pas pour prendre de ses nouvelles", a conclu le socialiste Aurélien Ferlay, convoquant Albert Camus.

Dehors, un périmètre de sécurité a maintenu à l'écart 150 Gilets jaunes. «  On ne passe pas si on a un gilet jaune », déplorait derrière un des cordons de CRS une Gilet jaune. "On est arrivé à un stade où il faut qu'il s'en aille, on ne peut plus le supporter".

Vers 17h00, Emmanuel Macron s'est rendu à Bourg-de-Péage et a rendu visite aux personnes âgées et aux jeunes en service civique de l’accueil de jour "le Clos de l'Hermitage", puis vers 18h00, il s'est invité par surprise à un débat citoyen de 300 personnes. "Sans banquier, de tout de façon vous n'aurez pas de crédit " a t'il dit. Je n'ai pas pris l'engagement de campagne qu'il y ait zéro SDF. J'entends beaucoup ça mais je n'ai jamais dit ça. J'ai eu un mot sur les demandeurs d'asile qui dorment dehors. Moi aussi, ça me fait mal de voir cette liste de noms anonymes des SDF morts dans la rue (ndlr : publiée par le quotidien La Croix le 4 avril 2018).

À Béziers, les neuf gilets jaunes en détention provisoire pour des fait commis à Bessan ont fait appel de cette décision. La réponse de la justice sera donnée en cette fin de semaine.

Le comité de Génération. S de Quimperlé-Concarneau a apporté son soutien au Querrien de 27 ans qui a eu l’œil délogé lors de la manifestation samedi 19 à Rennes.

Cet après-midi, le groupe La France en colère, emmené par Eric Drouet a publié un communiqué pour désavouer l'initiative de la liste de Levavasseur, estimant que "voter gilets jaunes c'est voter Macron". "L'objectif des gilets jaunes est d'obtenir des avancées concrètes et immédiates", or "être député au parlement européen ne confère pas ce pouvoir". "Quel est l'intérêt de siéger dans une commission européenne alors que les revendications relèvent essentiellement de la politique intérieure de la France?" interroge ce texte.

Comme chaque parti politique, le parti des Patriotes a choisi son représentant au "comité de suivi" du grand débat national, à savoir la Gilet jaune de l'Oise, Nathalie Reinert, qui est non adhérente aux Patriotes.

Invité à l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat, Ian Brossat, chef de file du PCF aux élections européennes confirme qu’il y aura des Gilets jaunes sur la liste du PC.

Invité de Aude Lancelin sur le Média, Gilles Sacaze, ancien officier du service action de la DGSE a dénoncé la répression mise en place par le gouvernement : est ce que c'est liée à un problème de nombre de policiers engagés ?

Le journal Marianne a publié un article qui affirme que Macron a remplacé le clivage droite/gauche par France d’en haut/France d’en bas, distillée par les piques contre « les pauvres » et « ceux qui ne sont rien » qui refusent l’asservissement et la « vassalisation de la France », grande souffrance pour le général De Gaulle qui est loin des discours d’Emmanuel Macron sur les « Gaulois réfractaires » et du pacte de Marrakech sur les migrations.

Le journal Ouest-france a affirmé que Jean-François Barnaba (originaire de l’Indre) se dit lui aussi tenté par l’aventure européenne, mais pas sur la liste d’Ingrid Levavasseur.

Dans le blog du journal Le Figaro, Ivan Rioufol a affirmé que par rapport aux Gilets jaunes l' « État n’a jamais déployé une même brutalité contre les islamo-fascistes qui attisent les intifadas dans les cités délaissées ».

Le journal Le Parisien a demandé si la banlieue est Gilet jaune ? fifty fifty selon Rafik. Sur les rond-points, on se connait tous, on va pas s'empêcher de passer ! Dans certaines cités, des habitants mettent un gilet jaune sur le tableau de bord mais bien peu vont manifester. Certains ont mal pris les dérapages racistes dans le mouvement. Si les policiers voient que vous êtes de Corbeil, « c’est chaud », affirme Adel. « S’ils attrapent des gens des quartiers, ils ne vont pas les louper » affirme Khaled. On va être les cibles d’arrestations et de lourdes sanctions. Quand on voit notre couleur de peau, on n’est plus Français. Les Gilets jaunes ont besoin de nous mais ne nous considèrent pas.

À Paris, des dizaines de personnes sont venus l'écouter la conférences du professeur d'économie Etienne Chouard, en compagnie de Priscillia Ludosky, et de « Vécu, le média du gilet jaune ».

À Saint-Brevin-les-Pins, 45 Gilets jaunes ont organisé un débat à la salle multi-associations, annoncé, le député du pays de Retz, Yannick Haury (La REM), a été aux vœux de la communauté de commune Sud estuaire, à Saint-Père-en-Retz. Il s’est fait excuser.

À 21h, sur le plateau de "l’Émission politique" présentée en direct par Léa Salamé et Thomas Sotto, sur France 2, une Gilet jaune du Nord de la France, Evelyne Liberal, a vivement reproché à Ingrid Levavasseur de mener une liste aux européennes : "Je ne voterai pas pour elle, et je lui dit carrément : il faut qu'elle enlève son Gilet jaune !". Le gouvernement a été représenté par Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation, et Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes. Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national pour les Européennes, Rachida Dati (Les Républicains) et Benoît Hamon (Générations-s) ont représenté les principaux mouvements d'opposition.

À Briouze, suite à l'accord de la préfecture, les Gilets jaunes sont revenus de 21 h à 00 h, au rond-point de la RD924 sur l’axe Flers-Argentan.

De 21 h 30 à 23 h 15, à Ouistreham, une cinquantaine de Gilets jaunes ont filtré le rond-point des Pommiers, en présence de nombreux gendarmes, sans retard pour le ferry.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

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