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France : un policier mis en examen, les syndicats se mobilisent et sont reçus par les deux candidats à l'élection présidentielle

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Le malaise des forces de sécurité s'invite dans la course à l'Élysée.

Publié le 26 avril 2012
Dimanche dernier, un homme[1] mourrait à la suite des blessures par balle à l'abdomen. C'est un policier, se disant en légitime défense[2], qui l'avait blessé la veille au soir à la suite d'un vol à main armée.

Hier mercredi, le policier de 33 ans, auteur des quatre coups de feu, a été placé sous contrôle judiciaire avec, notamment, l'interdiction d'exercer.

Il a été inculpé pour homicide volontaire[3], car « les conclusions de l'autopsie établissent que [la victime] a été mortellement touchée par une balle entrée à l'horizontale dans son dos », ce qui rend peu plausible la théorie de la légitime défense, plaidée par les policiers qui participaient, samedi soir, à cette tentative d'interpellation[4].

Les réactions

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A la suite de cette annonce, de nombreux policiers ont manifesté devant la Direction territoriale de la sécurité de proximité de Bobigny pour protester contre cette décision. Le secrétaire générale du syndicat de police SGP-FO Unité a indiqué : « Nous avons voulu lui témoigner notre soutien, de façon spontanée. Les policiers sont très remontés », avant d'ajouter « Nous ne nions pas le fait que la justice doive faire son travail. Mais la qualification d'homicide volontaire retenue par la juge est incompréhensible, tout comme l'interdiction d'exercer la profession de policier, qui va le priver de son salaire ».

La manifestation s'est dirigée ensuite vers Paris où un cortège de cinquante à cent véhicules[5] de service se sont retrouvées sur l'Avenue des Champs-Élysées. Ces véhicules ont été bloqués par un barrage de CRS aux approches du palais de l'Élysée.

Aujourd'hui, Les deux candidats à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ont décidé chacun de recevoir jeudi 26 avril des délégations de policiers.

  • Nicolas Sarkozy, qui s'est déclaré « favorable à une "présomption de légitime défense" pour les policiers », a reçu en début d'après midi, lors d'une rencontre non publique à la mairie du Raincy une délégation de policiers.
  • François Hollande, doit aussi recevoir « une délégation de policiers et de leurs représentants, suite aux événements de ces dernières heures » à son QG de campagne. Ce matin sur France Info, il a préconisé que les policiers mis en examen dans de telles circonstances continuent de bénéficier d'une « protection administrative ».
  1. Cet homme de 28 ans, récidiviste, était connu des services de police.
  2. L'homme leur a lancé une grenade qui n'a pas explosé, selon la source préfectorale.
  3. Décision inhabituelle car, dans ce type d'affaire, le chef d'accusation généralement retenu est celui d'homicide involontaire.
  4. Il « s'est retourné et a brandi une arme de poing de calibre 38 », avait expliqué Sébastien Bailly du syndicat Alliance.
  5. « Une centaine » selon un journaliste de l'AFP ; « une cinquantaine » selon le ministère de l'intérieur.


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