France : les facultés sont toujours bloquées

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14 novembre 2007. – Une trentaine d'universités ont encore été bloquées par les mouvements étudiants pour s'opposer à la loi de l'autonomie des universités . Juliette Griffond, porte-parole de l'UNEF a précisé que « Vingt-cinq universités étaient totalement bloquées et dix autres partiellement, il y aura cinq ou six assemblées générales aujourd'hui et il y en aura aussi un petit peu demain ».

Le ministère de l'Enseignement supérieur a annoncé, pour sa part, que « seules quatre universités étaient bloquées (Lille III, Paris VIII et Paris XIII, Toulouse II) et sept faisaient l'objet de fermeture administrative (Aix, Grenoble pour les locaux Pierre Mendès-France), Le Havre, Lille II, Montpellier III, Perpignan et Tours pour le site de Fromont) ». Le ministère a aussi precisé qu'une vingtaine de facultés était perturbées.

Des affrontements ont aussi eu lieu entre les étudiants et les forces de l'ordre comme à Grenoble III, où des étudiants ont été expulsés par la force d'un amphithéâtre qu'ils bloquaient.

De son côté, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, a annoncé qu'elle se réunirait avec les chefs d'université pour faire le point sur la situation. Elle recevra aussi dans l'après-midi les principaux syndicats d'étudiants.

À propos du blocage, Juliette Griffond a expliqué : « Nous on ne demande pas l'abrogation de la loi Pécresse, nous, on demande des modifications de la loi et de la programmation sur 50 des budgets des universités. Parce que le danger de la loi c'est les désinvestissements de l'État dans le budget des université. Et la question c'est sur le blocage (...) le blocage, c'est un moyen, parfois c'est un moyen pour remplir la mobilisation, parfois non, donc il doit être utilisé comme un moyen et non comme un but ».

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