France : Dahan remercié par France Inter

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Gérald Dahan

30 octobre 2010. – Deux mois après ses débuts sur France Inter, l'humoriste Gérald Dahan quitte l'antenne, comme Stéphane Guillon et Didier Porte en juin dernier.

Officiellement, la direction de la radio a annoncé ce vendredi qu'elle ne renouvelait pas son contrat arrivé à terme, sa chronique n'était pas dans le ton, pas dans l'esprit de la station, et qu'elle n'aurait pas trouvé son public.

L'humoriste estime lui que son départ est dû à des raisons politiques, notamment à sa chronique du jeudi 28 octobre, qui n'aurait pas plu à la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie.

D'abord souriante, puis plus réservée et finalement ostensiblement interloquée, Alliot-Marie assise à ses côtés a notamment pu l'entendre déclarer imitant Patrick Timsit : « Ce ne doit pas être facile d'être ministre de la Justice sous Sarkozy : gérer les crocs de boucher pour y pendre Villepin, étouffer l'affaire Woerth pour protéger l'UMP, organiser les arrangements avec Delanoë pour sauver le soldat Chirac. Votre quotidien ce n'est pas la Justice, c'est Le Parrain N°4 ».

Le lendemain, le vendredi 29 octobre, Dahan et le directeur de France Inter ont eu un entretien, : « J'ai été reçu par Philippe Val ce vendredi midi. Il m'a dit qu'il était urgent d'arrêter cette chronique et qu'il fallait peut-être se revoir la semaine prochaine pour savoir comment on allait communiquer sur mon éviction », a déclaré l'humoriste à l'AFP. A l'occasion de ce rendez-vous, « on m'a expliqué qu'il y avait un problème de positionnement, de choix de textes (...) Val a ajouté que si je ne démentais pas que mon éviction était politique, il ne voyait pas comment on pourrait travailler ensemble à l'avenir », affirme Dahan, convaincu du lien de cause à effet avec sa chronique de la veille.

La radio assure que cet entretient était prévu de longue date alors que l'humoriste affirme qu'il n'a été convoqué que la veille, et qu'il s'attendait « à un recadrage » après sa chronique sur Alliot-Marie.

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