Dossier:Bébés congelés, le point sur l'affaire des époux Courjault

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Bébés congelés, le point sur l'affaire des époux Courjault
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1er novembre 2006. – L’affaire des bébés congelés est un dossier criminel mettant en cause les époux Courjault dans la découverte le 23 juillet 2006 de 2 bébés morts dans le congélateur situé à leur domicile à Séoul en Corée du Sud.

Les faits

Jean-Louis Courjault, 40 ans, de nationalité française travaille à Séoul depuis 2002 pour le développement de la technologie des moteurs diesel de Hyundai. Il y séjourne avec son épouse Véronique, 38 ans et leurs 2 enfants âgés de 10 et 11 ans.

En juin 2006, ils passent un mois de vacances en France près de Tours.

Jean-Louis Courjault retourne seul à Séoul à la suite d'une urgence professionnelle. C'est alors qu'il signale le 23 juillet 2006 à la police coréenne avoir retrouvé deux nouveaux nés morts dans le congélateur de son domicile.

L'enquête coréenne 

La police coréenne le laisse retourner en France, mais les tests ADN effectués par la police coréenne établissent que les époux Courjault sont bien les parents des 2 bébés retrouvés congelés. Les soupçons de la police coréenne se portent vers Véronique Courjault pour avoir accouché clandestinement et, avec son époux, pour avoir commis un infanticide. La décision de la police coréenne de laisser Jean-Louis Courjault repartir en France provoque un scandale en Corée du Sud. L'opinion publique Coréenne s'emballe de plus belle quand les autorités judiciaires françaises affirment ne pas avoir la moindre confiance envers les résultats des tests ADN faits dès le mois d'aout 2006 en Corée du Sud.

Les époux Courjault clament leur innocence en contestant les analyses ADN faites en Corée et invoquent une manipulation et un complot contre eux pour des raisons industrielles. Ceci provoque la colère des enquêteurs coréens face à une telle contestation.

L'enquête en France 

Restés en France, les époux Courjault refusent de retourner en Corée du Sud. Les policiers français poursuivent l'enquête de leur côté. La France n'extradant pas ses ressortissants, tout éventuel procès aura lieu en France.

La justice française coopère avec la justice coréenne, se procure des échantillons des bébés congelés et procède à des prélèvements ADN des époux Courjault.

Les tests en question concluent, avec deux mois de retard, que les époux Courjault sont bien les parents des 2 bébés congelés, confirmant les conclusions des enquêteurs coréens. Le doute n'est plus permis.

Le 9 octobre 2006, Maître Morin, avocat du couple, embarrassé par ces nouvelles analyses, déclare « on peut être père sans le savoir ».

Le 10 octobre 2006, les époux Courjault sont arrêtés en France et placés en garde à vue.[1]

Lors de sa garde à vue le 11 octobre 2006, Véronique Courjault a reconnu être la mère des 2 bébés retrouvés morts. Elle a déclaré avoir agi seule en cachant sa grossesse à son mari et avoir accouché à domicile fin 2003.

Ce qui devait être une simple affaire d'infanticide, tourne au sordide. Le 12 octobre 2006, elle déclare aux enquêteurs avoir commis un troisième infanticide en 1999 en France et elle aurait eu 2 grossesses successives en 2003 en Corée. Elle aurait brûlé le premier juste après la naissance, lorsque le couple habitait encore en France.

Le même jour, elle est mise en examen et écrouée pour 3 assassinats. Son mari est mis en examen pour « complicité d'assassinats » et laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

Une autre affaire judiciaire a eu lieu dans le Loiret concernant 3 bébés retrouvés dans le congélateur de l'ancien mari. La mère avait accouché secrètement de 3 enfants, dont 2 morts-nés. Elle a bénéficié d'un non lieu en 2002 car les faits étaient prescrits.

Le 19 octobre 2006, Véronique Courjault demande le bénéfice d'une expertise psychiatrique.

Le 18 juin 2009, le jury de la Cour d'assises d'Indre-et-Loire l'a reconnue coupable d'un homicide et de deux meurtres sur trois enfants. Elle a été condamnée à 8 années de réclusion criminelle.

Notes

Sources