Dominique Strauss-Kahn arrêté à New York pour agression sexuelle

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Dominique Strauss-Kahn en 2007.

15 mai 2011. – Le directeur général du Fonds monétaire international et possible candidat socialiste à la prochaine élection présidentielle française, Dominique Strauss-Kahn, a été arrêté ce samedi pour « agression sexuelle » à l'aéroport John F. Kennedy à bord d'un vol New York - Paris, quelques minutes avant le décollage.

C'est le journal The New York Post qui a révélé vers minuit (GMT) cette information, depuis relayée par le New York Times et confirmée par le New York City Police Department[1]. L'enquête est menée par l'unité spéciale Special Victims Unit[2].

Dominique Strauss-Kahn est soupçonné d'avoir sexuellement agressé, plus tôt dans la journée, une femme de chambre de l'hôtel Sofitel de New York. Selon les premiers éléments de l'enquête, monsieur Strauss-Kahn, sortant nu de la salle de bains, a exigé de l'employée de l'hôtel qu'elle lui pratique une fellation. La femme de chambre, après avoir réussi à s'enfuir, a alerté ses collègues qui ont appelé la police. Elle a ensuite porté plainte. Selon l'agence AP[3], l'intéressé a quitté précipitamment sa chambre d'hôtel, y laissant ses effets personnels et son téléphone portable, pour se ruer vers l'aéroport où il a été arrêté.

Le porte-parole des autorités portuaires de New York et du New Jersey a indiqué que Dominique Strauss-Kahn a été exfiltré d'un vol Air France pour Paris, retardé pour l'occasion, par les agents de cette autorité, puis remis à la police new-yorkaise. Le directeur général du FMI a ensuite été placé en détention et interrogé par l'unité spéciale chargée de l'enquête.

Pour mémoire, Dominique Strauss-Kahn avait été en 2008 la cible d'une enquête interne au FMI, qui avait failli lui coûter son poste, à la suite d'une relation extra-conjugale, qu'il avait reconnue et regrettée, avec l'employée de l'institution financière internationale Piroska Nagy[4].

En 2007, la romancière Tristane Banon, avait accusé DSK[5] de tentative de viol cinq ans plus tôt[6]. Elle n'avait pas porté plainte. Certains journalistes indépendants s'interrogent sur le nombre d'affaires de ce type que Dominique Strauss-Kahn a réussi à étouffer en France avec ou sans complicité[7]. À titre d'illustration, Thierry Ardisson affirme avoir entendu 14 témoignages au sujet des excès sexuels de DSK[8].

Notes

Sources