Algérie : le président Abdelaziz Bouteflika va lever l'état d'urgence

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Page actualisée Page actualisée : 18 février 2011 — « Algérie : levée de l'état d'urgence avant la fin du mois »

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██ Départ / Mort (Libye) du chef de l’État ██ Manifestations prolongées et répression ██ Changement de gouvernement et manifestations ██ Manifestations prolongées ██ Protestations mineures

██ Pays non-arabes touchés par un mouvement social simultanément aux révoltes arabes
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3 février 2011. – Le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé durant le conseil des ministres la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 19 ans « dans un très proche avenir », rapporte l'APS, répondant ainsi aux appels de l'opposition et de représentants de la société civile. Ce dernier a aussi promis un accès de tous les partis aux médias et des mesures en faveur de l'emploi, mais n'a pas autorisé les manifestations dans la wilaya[1] d'Alger « pour des raisons d'ordre public bien connues, et certainement pas pour y empêcher une quelconque expression », selon le président. Mais elles sont autorisées partout ailleurs « pour autant que les demandes et les conditions exigées par la loi soient réunies » alors qu'une grande marche pour la démocratie est prévue le 12 février. Début janvier, cinq jours d'émeutes contre la vie chère avaient fait cinq morts et plus de 800 blessés.

Pour M. Bouteflika, l'état d'urgence « n'a, à aucun moment, entravé une activité politique pluraliste des plus riches, ni contrarié le déroulement de campagnes électorales intenses, de l'avis même des observateurs qui les ont suivies » et avait été instauré « pour les seuls besoins de la lutte antiterroriste et c'est cette raison uniquement qui en a dicté le maintien sur une base légale ». Pour permettre la poursuite de la lutte anti-terroriste, il demande au gouvernement « de s'atteler, sans délais, à l'élaboration de textes appropriés ».

Hier, son vice-ministre Noureddine Yazid Zerhouni soutenait que « la levée de l'état d'urgence n'[était] pas à l'ordre du jour » et que la marche programmée le 12 février prochain par la toute nouvelle Coordination pour le changement démocratique ne serait pas autorisée par le ministère de l'Intérieur par crainte de dérapages.

Vingt-et-un députés de plusieurs formations politiques avaient déposé mardi un projet de loi devant l'Assemblée populaire nationale pour la levée de l'état d'urgence en estimant que l'amélioration de la situation sécuritaire « enlève tout argument pratique au maintien de cet état de fait ». L'état d'urgence avait été décrété au plus fort des violences islamistes le 9 février 1992 après l'annulation par l'armée du premier tour des élections législatives de 1991, alors que le Front islamique du salut était arrivé largement en tête.

Notes

Sources



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