Afghanistan : un 62e soldat français tué en opération

Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Pertes françaises depuis le début de l'engagement en Afghanistan
Année Faits de guerre Autres Total
2001 0 0 0
2002 0 0 0
2003 0 0 0
2004 0 3 3
2005 1 1 2
2006 6 0 6
2007 2 1 3
2008 11 0 11
2009 6 5 11
2010 14 2 16
2011 8 2 10

19 juin 2011. – Un 62e soldat français a été tué hier après-midi en Afghanistan. Appartenant au 1er régiment de chasseurs-parachutistes de Pamiers (Ariège), Florian Morillon, âgé de 20 ans, est tombé sous les balles des insurgés.

L'Élysée a déclaré qu'« au cours d'une opération en Kâpîssâ, alors qu'il effectuait une mission de reconnaissance à pied, il a été mortellement blessé par un tir des insurgés » ; le ministère de la Défense a précisé que la patrouille « s'inscrivait dans le cadre de l'opération Endurance conduite [...] pour assurer un contrôle, dans la durée, du Sud de la vallée de Tagab ». Évacué immédiatement par blindé vers un poste de combat, puis par un hélicoptère à l'hôpital militaire français de Kaboul, il y est décédé des suites de ses blessures.

Le président Nicolas Sarkozy a « appris avec beaucoup d'émotion » ce décès, et « présente à la famille et aux proches du soldat tué au combat ses plus sincères condoléances ». En outre, il a exprimé « la détermination de la France à continuer d'œuvrer au sein de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité ». « Cette force, mandatée par l'ONU, a reçu la mission de contribuer au retour de la stabilité, au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan », explique le communiqué.

Aujourd'hui, lors d'une séance à l'Assemblée nationale, le vice-président du Parti socialiste François Longle, a déclaré qu'il était « temps de rapatrier nos troupes ». « En Afghanistan, la guerre continue dans l'indifférence des médias, des partis politiques, y compris de l'opposition, et par conséquent de l'opinion publique française. Cette atonie est inadmissible, révoltante. [...] Que dire aux parents, aux épouses, aux enfants de nos soldats morts en Afghanistan ? Comment justifier notre participation à une guerre qui est manifestement sans issue ? Pourquoi poursuivre un engagement devenu inutile, depuis qu'Oussama Ben Laden a été tué ? Pour quelle raison continuer à se battre, alors que les États-Unis ont entamé des négociations avec les talibans ? ».

Voir aussi

Sources