Wikinews:Interviews en préparation/LOTG - Patrick Couton décembre 2010

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LOGT : Comment vous est venue la vocation de traducteur ?
Patrick Couton : Ce n'est pas une vocation.

Après mon bac, je me suis demandé ce que j'allais faire du reste de ma vie. Je me suis dit que j'aimerais voyager, les langues étrangères me plaisaient, et je me suis inscrit à une école de traducteurs-interprètes à Tours. J'y ai passé trois ans. Quand je dis passé, pas vraiment car j'y ai rarement mis les pieds. J'avais 18 ans, je quittais mes parents donc la liberté totale, les copains... Mes parents habitaient Nantes et j'étudiais à Tours, donc pendant trois ans je faisais plutôt la bringue et j'ai appris à jouer de la guitare, au lieu d'aller en cours. Et en plus, la troisième année, j'étais censé passer un examen mais c'était en mai 68. Pas de chance. Mais si ça se trouve, je ne l'aurais pas eu.
Après ça, le service militaire m'appelait donc j'étais obligé d'y aller. Puis je suis revenu à Nantes et j'ai travaillé à droite à gauche.
Puis, comme j'avais appris à jouer de la guitare, je faisais de la musique. J'ai commencé, à la fin des les années 70, à jouer dans un genre de cabaret rive gauche façon nantaise qui s'appelait le "Bateau-lavoir". Ça marchait six jours sur sept, et je passais tout seul en première partie de vedettes confirmées de la chanson rive gauche parisienne, donc pas connus du grand public. J'y passais trois ou quatre fois par semaine. C'est là que j'ai appris le métier de musicien, au contact de gens qui venaient. Je m'intéressais beaucoup à la musique folk. Au Bateau-lavoir, ils ont commencé à passer des groupes américains ou des groupes de folkeux parisiens, et j'ai appris à leur contact. En 74, j'ai quitté la banque où je travaillais pour faire exclusivement de la musique.
L'anglais, je l'ai appris comme ça jusqu'en 74, au contact des rares américains qui venaient. Je ne vivais pas avec eux à longueur de journée non plus. Mais à partir de 76, je suis allé aux États-Unis, passer trois semaines chez un banjoïste américain que je ne connaissais pas - mais il était au courant de ma venue. Il faisait partie d'un groupe et il ne parlait pas un mot de français, donc là j'étais obligé de me forcer un peu. Et puis avec son groupe en 76, ils ont tourné en Europe. Je leur avais acheté un camion Wolswagen d'occasion, et je suis allé les chercher au Luxembourg. Je suis resté 5 semaines avec eux, dans toute l'Europe, et il n'y en avait pas un qui parlait un mot de français.[...] Cela dit, je suis très mauvais interprète, mon anglais est très rouillé parce que je n'ai pas beaucoup l'occasion de beaucoup le parler. Je suis allé aux États-Unis l'année dernière, et puis une fois cette année, mais je n'y étais pas allé depuis 25 ans. Donc mon anglais est très rouillé. Je serais incapable de faire ce que font les interprètes ici.

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