Un attentat à l'aéroport de Saragosse est revendiqué par l'ETA

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10 juin 2005. – Des tirs de lance-grenades, précédés de deux avertissements de l'organisation basque ETA (Euskadi Ta Askatasuna) ont atteint l'aéroport de Saragosse, en Espagne. Il n'y a ni blessés ni dégâts matériels.

Deux appels anonymes provenant apparemment de l'organisation terroriste basque, ont été faits dans la matinée pour prévenir les autorités de l'attaque; le premier au quotidien nationaliste basque Gara (habituellement la voie de revendication « officielle » de l'ETA), le second au dépanneur automobile basque Dya. Ces appels précisaient qu'entre midi (10:00 UTC) et 14:00 (12:00 UTC), une attaque au mortier allait être perpétrée contre l'aéroport de Saragosse.

L'évacuation du personnel de l'aéroport et l'arrivée sur les lieux de la police, des démineurs de la garde civile (TEDAX) s'est faite rapidement, d'autant plus qu'aucun vol n'était prévu dans les heures qui suivaient. La société des aéroports espagnols et de la navigation aérienne (AENA) parle de très peu de voyageurs à l'aéroport pendant l'évacuation préventive.

Un avion de la compagnie irlandaise Ryanair a dû atterir à la base militaire adjacente, alors que la compagnie Air Nostrum a annulé quatre de ses vols (Saragosse-Francfort aller et retour et Saragosse-Madrid aller et retour).

Après les explosions à environ 12:30 (10:30 UTC), les patrouilles des forces de l'ordre ont rapidement retrouvé des lance-grenades de plastique à retardement, fréquemment utilisés par l'ETA à environ 300m des installations aéroportuaires. Les explosions des grenades (de type Mekar) n'ont pas fait de dommages, la position des impacts étant à une centaine de mètres de la piste. Les bâtiments n'auraient pas non plus été endommagés selon l'AENA. L'aéroport a été rouvert à 15:00 (13:00 UTC).

Le ministre de l'intérieur espagnol, José Antonio Alonso a condamné l'attentat comme « une nouvelle manifestation d'une violence dénuée de sens » qui n'a selon lui « qu'un seul destin possible : la disparition totale de ceux qui ne comprennent que le langage des armes» (una nueva manifestación de una violencia sin sentido que sólo tiene un destino, la desaparición total de quienes sólo entienden el lenguaje de las armas como vienen demostrando en los últimos años). Il a confirmé qu'il fallait « continuer la lutte contre l'ETA avec toute la force de l'État de Droit » (hay que seguir luchando contra ETA con toda la fuerza del Estado de Derecho y democrático).

Ce nouvel attentat vient alors que le gouvernement espagnol de M. Zapatero a engagé des négociations avec le groupuscule terroriste. Ces négociations très mal vues par une partie du peuple espagnol, ont été largement critiquées.

Sources