Suisse : le gouvernement décrète un moratoire sur les centrales nucléaires

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Le remplacement de la centrale de Gösgen sera retardé.

15 mars 2011. – À la suite des dommages subis par les centrales nucléaires japonaises, la conseillère fédérale Doris Leuthard a pris lundi la décision de suspendre les procédures en cours concernant la construction de centrales de remplacement en Suisse. Elle a indiqué que les procédures sont gelées jusqu'à ce que les normes de sécurité aient été réexaminées et adaptées au besoin.

Dans une conférence de presse tenue à ce sujet, la cheffe du département fédéral de l'énergie a assuré que, pour elle, « la sécurité a la priorité absolue ». Elle justifie ainsi sa décision, précisant que « c'est une décision raisonnable car il y a pour l'instant encore trop de questions ouvertes ». Elle a également reconnu que la confiance en l'énergie nucléaire est ébranlée après les accidents survenus au Japon. Enfin, elle a détaillé devant la presse les mesures prises par son département.

La première mesure concerne les projets de centrales de remplacement (Beznau, Gösgen et Mühleberg) qui sont provisoirement stoppés. Bien que les trois dossiers aient été jugés « adéquats » à fin 2010 par l'inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), Doris Leuthard veut assurer que les standards de sécurité utilisés seront suffisants.

La seconde mesure demande à l'IFSN d'anticiper le réexamen des installations existantes prévu ces prochaines années. Ces examens spéciaux devront porter sur la résistance des installations à des tremblements de terre, ainsi que sur les techniques de refroidissement. Ces deux sujets sont en effet les principales causes présumées des incidents survenus au Japon.

La décision de Doris Leuthard a été saluée par plusieurs formations politiques, en particulier par le Parti socialiste suisse, le Parti démocrate-chrétien et les Verts. Ces trois partis insistent sur l'importance de tirer les leçons de la catastrophe du Japon. À l'inverse, Le Parti libéral-radical le Parti bourgeois-démocrate et l'Union démocratique du centre critiquent cette décision jugée « précipitée » tout en reconnaissant la nécessité d'analyser les conséquences de ces accidents.

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