Suisse : le Conseil fédéral nomme Anne Héritier Lachat à la présidence du conseil d'administration de la FINMA

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Plusieurs politiques se sont félicité du passage en mains féminines du contrôle des banques

23 décembre 2010. – Avec un mois de retard sur le calendrier prévu, le Conseil fédéral a annoncé mercredi la nomination d'Anne Héritier Lachat comme nouvelle présidente du conseil d'administration de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) suisse. Cette juriste de 60 ans succède au financier Eugen Haltiner qui avait été poussé à la démission en raison de ses liens avec l'UBS ; elle prendra ses fonctions dès le 1er janvier 2011.

Professeur de droit bancaire et financier à l'Université de Genève et titulaire d'un brevet d'avocat, Anne Héritier Lachat a été conseillère pour l'ancienne commission fédérale des banques de 1993 à 1998 avant de rejoindre le conseil d'administration de la Finma à sa fondation en 2008. Son nom était cité depuis plusieurs mois comme remplaçante possible d'Eugen Haltiner. À la suite de l'annonce de sa nomination, elle a indiqué mettre un terme à ses activités d'avocate indépendante et quitter l'enseignement dès la fin du premier trimestre 2011 pour se consacrer totalement à sa nouvelle fonction.

L'annonce de cette nomination à la presse a été faite par la ministre des Finances Eveline Widmer-Schlumpf qui a présenté la nouvelle présidente comme « une spécialiste des banques et du blanchiment d'argent », « très forte aussi dans les questions de régulation ». Questionnée sur son manque d'expérience dans le secteur bancaire, elle a relativisé cette faiblesse en relevant que la Finma ne s'occupe pas que de la supervision des banques, mais également de la bourse et des assurances. Enfin, son appartenance au Parti socialiste suisse, évoqué pendant la conférence de presse, n'a joué « aucun rôle » lors du processus de sélection selon Eveline Widmer-Schlumpf ; la principale intéressée a d'ailleurs précisé sa « complète indépendance à l'égard du Parti socialiste suisse » dont elle est membre en vertu d'une « orientation personnelle de longue date ».

Les réactions à cette nomination sont globalement positives, en particulier par les organisations de la branche. Les différents partenaires concernés ont cependant émis quelques réserves et attentes, en particulier dans la recherche de « solutions pragmatiques et [d']une régulation mesurée » selon les termes du directeur d'economiesuisse.

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