Suisse : l'UBS retrouve les chiffres noirs, mais continue de perdre des clients

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10 février 2010. – La banque suisse UBS a communiqué mardi, à Zurich, ses résultats pour le dernier trimestre de 2009, qui montrent un bénéfice net de 1,21 milliard de francs. Ces bons résultats sont cependant tempérés par les sorties nettes de capitaux, qui ont encore augmenté au cours du quatrième trimestre pour atteindre 56,2 milliards de francs, ainsi que par la perte totale pour l'année, qui s'élève à 2,74 milliards. Dans le même temps, la banque a annoncé avoir réservé 3 milliards de francs pour les bonus, sur un total salarial de 12,2 milliards, alors que ses effectifs ont baissé de 16 %.

Si les résultats du troisième trimestre de 2009 montraient encore une perte de 564 millions, le bon résultat du dernier trimestre a été apprécié par les analystes, qui n'avaient prévu qu'un bénéfice moyen de 364 millions de francs pour cette période. Cette bonne performance s'explique principalement par la compression des coûts, qui atteint 20,2 milliards pour l'année. L'ensemble des secteurs de la banque ont ainsi dégagé des bénéfices : la gestion de fortune, la banque d'affaires et la gestion d'actifs, que cela soit en Suisse ou aux États-Unis.

Le problème majeur rencontré par la banque réside toutefois dans la perte de confiance de ses clients à la suite des affaires judiciaires et à la pression exercée sur le secret bancaire en Suisse. Tandis que l'amnistie fiscale menée par l'Italie a provoqué le départ de 8,5 milliards de francs pour ce pays, c'est essentiellement le départ de conseillers financiers, en particulier aux États-Unis, qui traduit la diminution des actifs sous gestion.

Oswald Grübel, patron de l'UBS, s'est félicité de l'efficacité du programme d'économie mis en place l'année dernière : la réduction de plus de 20 milliards de francs des coûts fixes et celle de 12 550 postes de travail participent clairement à l'embellie de ces résultats. Il a néanmoins dû justifier l'augmentation totale de 700 millions de la masse salariale par rapport à 2009, et surtout des quelques 3 milliards réservés aux bonus et rémunérations variables qui sont sous le feu de la critique un peu partout dans le monde.

Les marchés boursiers n'ont pas bien réagi à ces informations : le titre UBS a ainsi perdu mardi 5,37 % de sa valeur, pour s'inscrire à son plus bas niveau depuis six mois à 13,40 francs.

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