Suisse : Didier Burkhalter plaide pour le dialogue devant l'UDC zurichoise

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Didier Burkhalter lors d'une assemblée en 2009.

16 janvier 2010. – Si, comme chaque année depuis 22 ans, la traditionnelle réunion de l'Union démocratique du centre zurichoise s'est tenue vendredi soir à Albisguetli, 2010 marque, pour la première fois depuis près de 10 ans, la présence à cette manifestation d'un conseiller fédéral non membre du parti, en l'occurrence le radical Didier Burkhalter, a été remarquée. Celui-ci, dans son discours, a plaidé pour le dialogue et des solutions constructives.

C'est l'ancien conseiller fédéral Christoph Blocher qui a ouvert la soirée : pendant plus d'une heure, il a accusé « les élites du pays » de vouloir « détruire la démocratie directe », en particulier dans le but de faire adhérer la Suisse à l'Union européenne. Il s'en est ensuite pris successivement à tous les conseillers fédéraux en exercice, à l'exception d'Ueli Maurer et de l'invité du jour.

Après que les invités eurent mangé le traditionnel plat de röstis à la zurichoise, le neuchâtelois a donc pris la parole et commencé son discours en remarquant qu'il avait été épargné par le discours précédent, ce qui lui a permit de dire que « pour ne pas être cité par Christoph Blocher, il faut apparemment être présent ici. Le problème, c'est qu'il faut donc venir à l'Albisgüetli chaque année », déclenchant par là des rires dans l'assistance. Sur quoi, il a repris le cours prévu de son discours, donnant à cette occasion une leçon de démocratie à ses auditeurs : paraphrasant Voltaire, il a assuré aux militants : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez le dire ». Ainsi, selon lui, si l'UDC a parfaitement le droit de s'opposer au gouvernement sur des points tels que la libre circulation des personnes, il ne doit pas mener une politique basée sur la méfiance en particulier, en opposant le peuple et la « classe politique ».

Le conseiller fédéral a enfin terminé son discours en appelant à une réunion des forces pour faire valoir les valeurs communes du pays. Son exposé, sagement écouté par les membres présents, n'a toutefois reçu que des applaudissements polis.

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