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Sri Lanka : Offensive majeure, les tamouls parisiens appellent à l'aide

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Publié le 11 avril 2009
Une nouvelle offensive majeure à été lancée par le gouvernement Sri Lankais sur les rebelles Tamouls, vendredi dernier (3 avril). Le Sri Lanka est agité depuis une trentaine d'années par une guerre civile entre les rebelles d'ethnie tamoule, minoritaires, et le gouvernement Sri Lankais, contrôlé par l'ethnie cinghalaise.

Origine

En vert, les réclamations territoriales,
en jaune, les territoires controlé fin 2007, avant l'offensive de 2008-2009. Cette zones est désormais largement controlée par l'armée Sri Lankaise.[1][2] During recent hostilities a significant portion of this area has been lost.
Pourcentage de population Tamoul, d'après les recessements de 2001, ou 1981 (cursive, dernier recessement par l'État) pour les régions sous control tamoul.

Le Sri Lanka est aujourd'hui composé à 25 % de tamouls (5 millions), hindous, chrétiens ou musulmans, dans le nord, et 75% de cinghalais bouddhistes (15 millions). La période d'occupation britannique, puis la période post-indépendance (ind.: 1948/02/04), furent riches en oppositions et politiques discriminatoires. En 1956, l'imposition du cinghalais comme langue nationale unique par le gouvernement provoque l'exaspération et la radicalisation de la communauté Tamoule et la création d'une armée rebelle : les Tigres de libération de l'Eelam tamoul. En 1983, les émeutes raciales deviennent une guerre civile.

En 2002, un cessez-le-feu à été signé. Mais, soutenu par l'Inde et les États-Unis, le gouvernement Sri Lankais renforce son armée et pressurise à nouveau le territoire tamoul, dès 2006. En 2008, un nouveau président Sri Lankais retire le Sri Lanka du cessez-le-feu, et augmente l'ampleur des offensives, tandis que Human Right Watch dénonce « une guerre contre des civils »[3].

Mouvements de soutien, Paris

Lundi 6, un communiqué annonçait la mort de 1 800 civils tamouls, soulevant l'inquiétude de la communauté Tamoule expatriée. Des rassemblements pacifiques ont eu lieu dans les principales villes d'Occident : Washingtown, Londres, Paris, Berlin, etc. A Paris, les Tamouls parisiens, inquiets pour leurs familles restées aux Sri Lanka, se sont spontanément réunis sur l'Esplanade des Invalides (Paris 7ème), avec environ 2 000 à 3 000 manifestants réclamant le soutien de la France, du Président Nicolas Sarkozy, et des députés en faveur d'un cessez-le-feu immédiat. Le groupe, très inquiet, est resté toute la nuit. Mardi 7, les quelques 1 000 à 1 500 tamouls ont obtenu l'autorisation de rester place Édouard Herriot, à coté du Parlement, continuant d'appeler de toute leur voix une médiation française. Mercredi, l'AFP rapportait l'annonce du gouvernement français se sentant « profondément inquiet de la situation humanitaire dans le nord du Sri Lanka », et réclamant un cessez-le-feu.

Jeudi 9, c'est entre école militaire et la tour Eiffel (voir photographie), devant le Mur de la Paix, que se sont réunis les Tamouls parisiens, continuant de réclamer 3 points majeurs:

  • un cessez-le-feu immédiat (fin des bombardements) ;
  • l'envoi d'aide médicale et d'observateurs indépendants ;
  • le retrait du mouvement Tamoul de la liste des organisations terroristes.

Géo-politique actuelle

Ce conflit ethnique reste complexe, et est malheureusement peu exposé et peu expliqué. Les rebelles étant souvent rapidement réduits au qualificatif de « terroristes », suivant la position officielle des gouvernements indien et américain. Le gouvernement indien craint qu'un mouvement indépendantiste tamoul victorieux au Sri Lanka embrase les aspirations indépendantistes des Tamouls d'Inde du Sud. Aussi, l'Inde soutient puissamment le gouvernement Sri Lankais, aux mains des cinghalais, dans son projet de répression du mouvement. Le Sri Lanka, et l'Inde, qualifient les tamouls d'organisation terroriste. Les États-Unis, recherchant le soutient Indien dans leur « War on Terror », réduisent le conflit au terme de « terrorisme ». Les États-Unis ont également négocié des droits d'utilisation de bases militaires au Sri Lanka, en échange de cadres militaires américains pour la formation des troupes cinghalaises, et d'aide dans la lutte contre les réseaux de soutien financier pro-tamoul. Aussi, depuis 2006, les tamouls ont perdu 99 % de leur territoire, et semblent proches d'être défaits, posant la question du futur de la minorité tamoul dans cet état aux mains des cinghalais.

Notes

Sources

Sites et articles en ligne: