STS-131 : la navette Discovery s'arrime à l'ISS

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La navette en approche
La navette avait décollé avant-hier du centre spatial Kennedy, en Floride.

7 avril 2010. – La navette spatiale américaine Discovery s'est arrimée ce matin, à 7 h 44 GMT (8 h 44 UTC+1) à la station spatiale internationale (ISS). En raison d'une panne d'instruments sur la navette, les astronautes n'ont pas pu utiliser le radar et s'en sont remis à d'autres instruments. « Houston et station, capture confirmée », a déclaré le commandant juste après l'amarrage. L'équipage se compose de sept astronautes, qui sont :

Pour cette mission de deux semaines, l'équipage sera chargé d'effectuer des travaux et de ravitailler l'ISS, au moyen du Multi-Purpose Logistics Module (Module Logistique Multi-Usages).

Les tuiles de protection thermique situées sur le ventre de l'engin ont été vérifiées hier à l'aide du bras robotique (SRMS) ; les données collectées n'ont pas pu être envoyées au centre de contrôle de mission de Houston (MCC). Elles seront envoyées par les moyens de communication de l'ISS. En cas de doutes sur l'état du bouclier, nécessaire à la rentrée dans l'atmosphère, l'équipage pourrait procéder à une sortie extra-véhiculaire pour des vérifications complémentaires. En 2003, la navette spatiale Columbia s'était désintégrée lors de son retour dans l'atmosphère à la suite d'une détérioration due à la chute d'un débris sur son bouclier thermique.

Le président américain Barack Obama se rendra à Cap Canaveral afin de discuter des projets de la NASA. Le 1er février dernier, M. Obama avait annulé le programme constellation, visant le retour d'hommes sur la Lune. Neuf milliards de dollars avaient déjà été investis dans ce programme pour le développement du lanceur Ares, qui avait réalisé un premier vol d'essai en octobre 2009. Chaque année, la NASA reçoit un budget de 18 milliards de dollars ; selon une enquête demandée par le président, 3 milliards supplémentaires par an auraient étés nécessaires pour maintenir le programme Constellation — somme que les États-Unis se disent incapables de verser dans la tumultueuse situation économique actuelle.

Sources