Russie : Victoire du parti de Vladimir Poutine aux élections législatives

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Avec la victoire de son parti aux élections législatives, Vladimir Poutine confirme sa place incontournable sur l'échiquier politique russe.

2 décembre 2007. – Sans réelle surprise, Russie unie, le parti du président russe Vladimir Poutine, remporte largement les élections législatives qui se sont tenues le dimanche 2 décembre dans le pays.

Selon des sondages à la sortie des urnes, la formation obtient plus de 60 % des suffrages, contre 37,5 % en 2003. Alors que la participation dépasse 60 % des inscrits, le Parti communiste de la Fédération de Russie, mené par Guennadi Ziouganov, devient la première force d'opposition du pays en totalisant 11 %. Seuls deux autres partis, le Parti démocrate-libéral de Russie (droite nationaliste) et Russie juste (gauche, proche de Vladimir Poutine), parviennent à obtenir des sièges dans la nouvelle assemblée, outre de rares députés indépendants. L'Iabloko et le SPS ne recueillent respectivement que 2,8 % et 1,6 % des suffrages. Russie unie et Russie juste obtiennent ainsi 348 sièges sur 450 à la Douma, la chambre basse du parlement en Russie. Cette écrasante majorité (plus des deux tiers des sièges) lui permettra de modifier facilement la constitution.

Selon le président de Russie unie, Boris Gryzlov, « ces élections ont été un référendum de soutien à la politique de Vladimir Poutine. ». Ce dernier, qui devrait, comme le veut la constitution, démissionner en mai prochain à la fin de son second mandat présidentiel, sort donc renforcé de ce scrutin. Vladimir Poutine, qui a toujours refuser toute ingérence étrangère dans les affaires internes russes, en particulier sur les questions de démocratie et de respect des droits de l'homme, confirme sa place incontournable sur l'échiquier politique russe.

Plusieurs partis d'opposition ont dénoncé des irrégularités, qui ont été rejetées par le président de la commission centrale des élections. Les petits partis dénoncent également le nouveau système électoral, mis en place lors de cette élection : un scrutin de liste intégral a remplacé un mode de scrutin mélangeant à part égale scrutin de liste et scrutin par circonscriptions. Dans le même temps, le pourcentage minimal de voix nécessaire pour entrer à la Douma a été relevé de 5 % à 7 %.

Sources