Pourquoi Free casse les prix ?

Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

13 janvier 2012. – Il faut savoir qu'en France, avant l'arrivée de Free Mobile, le marché de la téléphonie mobile était divisé en trois entre les opérateurs « historiques » Orange, SFR et Bouygues Telecom, qui détenaient les opérateurs low-cost. Ces trois opérateurs étaient en situation de concurrence oligopolistique en se trouvant seuls sur ce marché. Ceci leur a permis de s'entendre sur les prix laquelle a été reconnue par la justice[1]. Ils pouvaient donc profiter des avantages du monopole, et bénéficier d'un pouvoir de marché[2].

Free mobile est arrivée sur le marché hors de cet accord. Il casse donc la situation monopolistique de ses concurrents en ne profitant pas du pouvoir de marché. Ainsi, il propose des prix plus bas. Quand il accuse ses concurrents d'« arnaquer » leurs clients, Xavier Niel évoque en fait le pouvoir de marché dont ils bénéficiaient et qui leur permettaient de vendre des produits anormalement chers par rapport à leurs coûts de production. En l'absence de tout concurrent et, après entente préalable, ils sont certains que personne ne viendra proposer des prix moins chers aux leurs pouvant ainsi continuer à appliquer leurs tarifs.

Pour lutter contre cette concurrence inédite et à la fin de leur monopole, les opérateurs « historiques » ont deux solutions : conserver leurs prix et proposer de meilleurs offres ou devenir price taker : s'aligner sur les prix de Free.

Notes

Voir aussi

Source


Wikinews
Cet article contient des éléments de journalisme de première main rédigé par un membre de Wikinews (voir la page de discussion pour plus de détails).
Ces articles peuvent être traduits en utilisant le Réseau de Traduction des Sources Primaires (WORTNET).